De cœur à cœur

Portrait du vétérinaire Walter Villiger et de son chien Vaillant
©Thierry Porchet

Walter Villiger avec son chien Vaillant. Que du bonheur!

Vétérinaire, ostéopathe, phytothérapeute, acupuncteur et communicateur animalier, Walter Villiger entend soigner ses protégés autrement. A leur écoute...

C’est un drôle d’oiseau. Un esprit libre. Sensible. Gai comme un pinson. Passionné par son métier. Ouvert à des approches plurielles, parfois teintées de parapsychologie, qui pourraient en dérouter plus d’un. Walter Villiger n’est pas un vétérinaire ordinaire. Adepte d’une médecine holistique, ce sympathique Valaisan de 54 ans a élargi le champ de ses interventions à une palette de prestations. Le professionnel s’est ainsi aussi spécialisé en ostéopathie, acupuncture, phytothérapie et aromathérapie, et... communication animalière. En d’autres termes, il dit avoir la capacité d’entrer en contact avec ses protégés. «Cette méthode se base sur un échange de cœur à cœur», affirme Walter Villiger d’un ton qui ne laisse pas de place au doute. Comme si la démarche se révélait naturelle. Evidente. Et l’homme d’expliquer dans les grandes lignes ce procédé qui intègre «enracinement dans la terre, ouverture de la conscience, état méditatif et visualisation». «Il faut préparer les questions que l’on souhaite poser au sujet à l’avance – douleurs, chagrin, cadre de vie favorable ou non... On se présente ensuite à lui. On lui demande s’il accepte de se prêter à l’exercice – c’est généralement le cas. La communication s’établit via des images, des émotions, voire des mots. J’entends même parfois des tonalités de voix aigrelette, grave...» poursuit le télépathe qui réfute l’idée d’être le jouet de son imagination.

Aiguilles et manipulations

«Impossible. La demande est à peine formulée que surgit la réponse. Instantanément.» La rapidité des répliques constitue, pour le vétérinaire, une preuve de l’authenticité des messages reçus. Alors qu’il déclare pouvoir percevoir dans son corps des sensations, nausées, maux des bêtes traitées. «Mais je ne communique pas systématiquement avec les animaux que je soigne. Cette pratique nécessite du temps et de bonnes conditions. Hors consultation particulière, j’interagis seulement s’ils me parlent.» Pour poser un diagnostic sur les animaux souffrants, Walter Villiger recourt à la diversité des approches thérapeutiques privilégiées. «Je vérifie la mobilité des vertèbres, les blocages, pose les aiguilles. Toutes les maladies proviennent de déséquilibres énergétiques», continue le vétérinaire qui, de nature curieuse, n’a eu de cesse de poursuivre sa formation. De rajouter des cordes à son arc. Commençant par des cours d’ostéopathie en 2007. «La raison? Des professionnels du domaine auxquels j’adressais des chiens qui boitaient les ont miraculeusement guéris. J’ai décidé d’apprendre moi aussi cette technique. Et, étant mon propre patron, j’ai eu la chance de pouvoir directement la mettre en pratique.» Dans son cabinet vétérinaire mais aussi sur des proches, des voisins...

Animal totem

«En classe, nous nous exercions entre élèves. J’ai par la suite également soulagé nombre de personnes, en marge de mon activité professionnelle», raconte Walter Villiger qui va toutefois limiter ses interventions à ses patients à quatre pattes. «Une médium a dit à mon épouse que je devais me concentrer sur les animaux. Que c’était là ma mission.» Message reçu 5 sur 5 par le thérapeute qui confie encore son intérêt pour la géobiologie et le chamanisme. De quoi expliquer la présence dans son cabinet de photos de sites celtiques alors qu’il a créé son propre petit Stonehenge. Autre tableau intrigant, en marge des certificats attestant des différentes formations suivies et des flacons d’huiles essentielles: les photos réunies dans un même cadre de quatre chiens, trois chats et... un jaguar. «Il s’agit de mon animal totem, découvert lors d’un voyage chamanique. Les autres images sont celles de compagnons décédés. A l’exception de Vaillant, toujours en vie.» Et le vétérinaire de préciser encore que deux des canidés se sont révélés en fait être le même animal... réincarné. Un concept qui fait partie des certitudes de Walter Villiger, persuadé de la réalité des vies antérieures et futures pour les humains comme pour les animaux. Et sans cautionner pour autant une religion en particulier. «Mais je crois en une énergie d’amour créatrice universelle.»

Polyglotte d’un autre genre

D’une nature optimiste, joyeuse, cet époux et père de deux grands enfants associe le bonheur au fait de ne manquer de rien. D’en avoir conscience, de s’en satisfaire. Participent à cette existence qualifiée d’heureuse sa famille, les liens tissés. Alors qu’il se désole des atteintes portées à l’environnement: «Le problème c’est l’argent, qui détruit le monde. L’excès.»

Au registre des loisirs, Walter Villiger confie sa passion des voyages. Il aime les îles, les déserts mais aussi la montagne, lui qui est venu en Valais à l’âge de 25 ans quittant son Brésil natal où son père suisse et sa mère française avaient, enfants, immigré. «J’ai alors vu la neige pour la première fois», se souvient le voyageur qui décrochera, quelques mois après son arrivée, un travail d’assistant vétérinaire à Monthey avant de reprendre, en 2004, le cabinet de son ex-patron. Son attachement pour les animaux – «nos égaux, sinon nos supérieurs, nous qui nous prétendons être évolués et ne cessons de nuire à la planète» – s’exprime dès l’enfance. «J’ai grandi au contact de chevaux et de chiens qui venaient spontanément vers moi.» La nature, plus largement, fait vibrer le vétérinaire qui adore marcher, écouter le silence, se balader en forêt. Un terrain où ce polyglotte d’un autre genre peut encore exercer ses étonnants talents, capable, affirme-t-il, de communiquer également avec les arbres et les plantes... Et même les anges et les défunts... Son secret? On donne notre langue au chat...

Bientôt disponible en librairie, Soigner les animaux autrement. Parcours et conseils d’un vétérinaire énergéticien, de Walter Villiger.