A Genève, les travailleurs d’Onet ont poursuivi leur grève

Salariés d’Onet et syndicalistes, au premier jour du mouvement.
© Neil Labrador

Salariés d’Onet et syndicalistes, au premier jour du mouvement.

Lundi, une rencontre était prévue avec des représentants de la ville et de l’entreprise

Soutenus par le syndicat Sit, les quinze travailleurs d’Onet SA chargés de l’entretien des WC publics de la ville de Genève ont poursuivi, tout le long de la semaine dernière, leur grève entamée le 11 février. Après deux jours de piquet de grève devant le siège de la société à Carouge, ils ont profité d’une séance du Conseil administratif pour l’interpeller en manifestant devant le Palais Eynard. Alors que le magistrat en charge du dossier, le démocrate-chrétien Guillaume Barazzone, avait fait savoir qu’il était opposé à une intervention de la commune dans le conflit, les grévistes ont obtenu, de la majorité de gauche de l’exécutif municipal, l’organisation d’une réunion tripartite rassemblant les représentants de la ville, de l’entreprise et du personnel le lundi 18 février dans l’après-midi. A l’heure de mettre sous presse ce journal, l’issue de cette rencontre n’était pas connue. «Nous attendons beaucoup de ce rendez-vous, nous espérons que la ville va prendre ses responsabilités, nous confiait auparavant Merita Elezi, responsable de la branche nettoyage du Sit. Si les discussions n’aboutissent pas, la grève pourrait se poursuivre, ce sont les grévistes qui décideront. Leur moral est bon. Ils sont ultra solidaires entre eux et n’ont pas renoncé à exiger la réintégration de leur collègue licencié.»

La grève a en effet débuté après le renvoi d’un salarié mandaté par le syndicat pour des négociations. Les travailleurs exigent son retour dans la société et la reprise des discussions. Ils veulent obtenir des contrats à temps complet, se plaignent d’une dégradation de leurs conditions de travail et d’embauche, ainsi que de violations de la Loi sur le travail.

La ville de Genève a externalisé le nettoyage de ses toilettes publiques dans les années 2000 pour réaliser des économies. Confortable, le budget de la commune atteint pourtant un milliard.