Horaires d’ouverture, encore...

En septembre 2020, la municipalité d’Echallens a fait passer une prolongation des horaires d’ouverture des magasins d’une heure. Une heure où le personnel de vente sera encore éloigné de sa famille. Une heure de plus de pause en milieu de journée, car, soyons francs, la prolongation d’horaire n’a jamais créé de nouveaux emplois. Pire, cela est une cause de stress supplémentaire pour un personnel soumis à des horaires encore plus décousus.

Selon les arguments des autorités, c’est une mesure nécessaire pour s’adapter aux besoins des Challensois, souvent pendulaires, et «l’extension des horaires est considérée comme modeste et n’est pas contraignante». Mais qu’en est-il de la réalité dans les rues du chef-lieu du Gros-de-Vaud? La majorité des commerces locaux sont tenus par des indépendantes et indépendants qui peuvent déjà adapter leurs horaires à bien plaire au grand dam de quelques grandes enseignes qui ne sont pas connues pour se soucier du bien-être du personnel de vente. Ceux-là même qui vendent des biens rarement produits dans la région, ne se soucient souvent pas non plus de la durabilité de leurs offres si ce n’est par greenwashing.

Un comité s’est donc formé pour opposer un référendum à cette loi. Soutenu par Unia, l’alliance rose-verte, nombres de petits commerçants, de producteurs locaux et d’habitants souhaitent soumettre au débat public ce qui est perçu comme un démantèlement du bien-être socio-économique régional. Le délai référendaire étant très court, j’invite les syndiquées et syndiqués de la région à se tenir à l’écoute car les feuilles de signatures vont bientôt apparaître et toutes nos forces seront utiles pour gagner cette nouvelle bataille.

Eric Ducrey, militant d’Unia et membre des Verts du Gros-de-Vaud, Chanéaz