La justice acquitte un militant écologiste

La semaine dernière, Teo, membre du collectif Breakfree, a été acquitté par le Tribunal de police de Genève auprès duquel il avait fait recours à la suite d’une amende de 650 francs. Les faits quant à son refus d’obtempérer à un ordre de dispersion n’ont pas pu être établis par le juge, qui a ainsi évité de se prononcer sur l’état de nécessité ou sur la Loi sur les manifestations. Le 21 septembre 2019, le jeune activiste avait participé à une visite guidée sarcastique (photo) des établissements les plus climaticides, tels que Trafigura, Cargill, Credit Suisse, UBS, BlackRock, le Crédit agricole, etc., présents à Genève. Pas de mégaphone, ni de pancarte, ni de débordement de la part d’une vingtaine de «touristes» militants qui seraient restés sur les trottoirs, avec une police deux fois plus nombreuse les accompagnant. Devant la Cour, selon l’article de la Tribune de Genève, l’auteure du rapport de police a rappelé qu’un ordre de se disperser avait été donné au passage des Lions. Or, cela n’aurait été le cas que plus tard vers la place de la Fusterie. Une injonction qui aurait été alors respectée par les militants. L’avocat de Teo, Me Roux, a estimé qu’il y avait violation de la liberté de réunion et d’expression, en écho aux nombreuses amendes pour infraction à la Loi sur les manifestations. Il a plaidé également l’état de nécessité dans un contexte d’urgence climatique. Un argument qui avait été retenu lors du procès d’un autre militant incriminé pour des mains rouges peintes sur le bâtiment d’une succursale genevoise de Credit Suisse. Il a lui aussi été acquitté le 14 octobre passé.