Les salariés de Tudor Scan Tech payés

Site de Tudor Scan Tech aux portes de Saint-Imier.
© Neil Labrador

Inaugurée en septembre de l’année dernière aux portes de Saint-Imier, l’entreprise Tudor Scan Tech n’a toujours pas décollé. Et son avenir inquiète Unia même si le versement des salaires impayés a été effectué.

Les employés de Saint-Imier attendaient leur rémunération depuis deux mois

Les dix-huit salariés de Tudor Scan Tech à Saint-Imier n’étaient pas payés depuis deux mois, ce qui, on l’imagine, a dû leur causer beaucoup de tracas. Heureusement, Unia est intervenu, comme l’a relevé un article du Journal du Jura. Tudor Scan Tech est une entreprise spécialisée dans les scanners, présente en Roumanie et dans notre pays, elle a été fondée par Mircea Tudor. L’année passée, cet homme d’affaires avait inauguré une usine flambant neuve dans la Cité de l'Erguël, censée fabriquer des appareils détectant des objets illégaux dans les avions. L’entrepreneur d’origine roumaine promettait alors la création de 120 à 150 postes de travail, mais visiblement la société n’a pas décollé et, désormais, on en vient même à se demander si elle ne va pas se crasher.

«Nous avons appris que les salaires n’étaient plus versés depuis le mois d’août et nous avons tout de suite contacté M. Tudor pour le rencontrer et le rappeler à ses obligations légales. Cela a débouché sur une réunion au cours de laquelle il a été ouvert à la discussion et nous a expliqué que les soucis financiers de la société ne dépendaient pas que de lui, mais qu’il s’engageait à régler les salaires en retard dans les prochains jours», a indiqué Patrick Cerf, responsable du secteur industrie d’Unia Transjurane. De fait, en contact avec les travailleurs, le secrétaire syndical a pu vérifier que les traitements d’août avaient été virés, suivis peu après par ceux de septembre.

«Sous la pression du syndicat, le directeur a honoré ses promesses dans les délais donnés, et c’est une excellente chose. Cependant, ces problèmes de salaires m’étonnent sachant que M. Tudor figure au classement des 300 plus riches de Suisse établi par le magazine Bilan avec une fortune estimée entre 100 et 200 millions de francs. L’avenir de cette entreprise m’inquiète, j’espère qu’elle ne repose pas sur du vent.» Nul doute qu’Unia Transjurane continuera de veiller au grain.