Ouverture du dialogue chez Swissport

Mobilisation des employés Swissport.
© Thierry Porchet

Les employés de Swissport se sont mobilisés à plusieurs reprises contre la baisse envisagée de leurs conditions de travail.

La semaine dernière, les salariés de Swissport ont maintenu leur mobilisation contre la dégradation des conditions de travail et d’engagement dont ils sont victimes. Rappelons que les quelque 1000 collaborateurs de la société d’assistance au sol employés à l’aéroport de Genève-Cointrin ont reçu des congés-modifications de leurs contrats de travail qui prévoient notamment des baisses salariales de l’ordre de 500 à 1200 francs par mois. Soutenus par les syndicats SSP Trafic aérien, SEV-GATA et Avenir syndical, les travailleurs ont lancé des mesures de lutte, qui ont pris la forme de piquets et de manifestations à l’aéroport et à l’Hôtel de Ville. Cointrin est en effet une institution de droit public dépendant de l’Etat qui accorde les concessions. Les travailleurs exigent la suspension des congés-modifications et l’ouverture de négociations pour la conclusion d’une convention collective de travail (CCT). A la fin de la semaine passée, ils ont enfin obtenu l’ouverture d’un dialogue avec la direction, levant du coup les piquets prévus le week-end. Ce lundi 25 janvier, à l’heure du bouclage de ce numéro, les représentants du personnel avaient rendez-vous avec Antoine Gervais, le directeur de la filiale genevoise de Swissport, dans le bureau de Mauro Poggia, le responsable du Département de l’économie et de l’emploi. «C’est un signe positif, c’est la première fois que la direction accepte de discuter avec nous, la mobilisation du personnel paie», remarque Pablo Guarino, secrétaire syndical du SEV-GATA. «C’est une microvictoire qui ne garantit rien de concret pour le moment. Il faut être sérieux: on ne peut pas négocier une CCT en trois jours», tempère Yves Mugny d’Avenir syndical. Le délai pour signer les nouveaux contrats est effectivement fixé ce jeudi 28 janvier. Les syndicalistes espèrent que le conseiller d’Etat puisse convaincre la direction de repousser l’entrée en vigueur des nouveaux contrats, condition pour entamer des négociations.