Participation des travailleurs et des syndicats impérative

Les délégués d’Unia ont tenu leur assemblée samedi dernier à Berne. Au cœur des discussions, la crise du Covid-19 et la nécessité de changer de politique

Droits de participation des salariés pour surmonter la crise liée à la pandémie de coronavirus, revalorisation des métiers essentiels, solidarité avec les bas et moyens revenus et programme efficace pour une reconversion écosociale: voilà les sujets principaux qui ont été débattu samedi dernier par les délégués d’Unia réunis en assemblée à Berne. Si le nombre de contaminations au Covid-19 a fortement diminué, le syndicat estime que la crise dans la santé publique n’est pas encore terminée. «Il faut maintenant une stratégie efficace qui place la santé, le travail et la vie sociale des gens au centre des préoccupations», précise Unia dans un communiqué de presse. Et de plaider pour des concepts de protection et des mesures de contrôle efficaces dans le monde du travail. Dans ce contexte et en vue de solutions durables, le syndicat estime impératif que les employés et les organisations de travailleurs puissent participer à leur mise en œuvre. L’assemblée a aussi insisté sur l’importance de revaloriser les professions des secteurs de services, en particulier dans les soins, la vente, la logistique et le nettoyage. Domaines qui emploient essentiellement des femmes souvent victimes de discriminations salariales. «Les applaudissements ne suffisent par pour démontrer plus de respect» souligne Unia exigeant des conventions collectives de travail avec des salaires suffisamment élevés pour vivre. Même revendications pour les personnes touchant des bas et moyens revenus. «Chaque augmentation de salaire et chaque extension des assurances sociales renforcent le pouvoir d’achat et aident à surmonter la récession.» Autre attente: des investissements dans un programme conjoncturel écosocial en privilégiant l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables, les infrastructures publiques et la formation. Enfin, les délégués ont rejeté avec fermeté l’initiative de résiliation de l’UDC sur laquelle nous voterons le 27 septembre. «Elle doit être mise au rebut de l’histoire... Elle met en cause les droits de tous les salariés, crée de nouvelles discriminations, menace la protection des salaires, sape les conventions collectives et faits des personnes sans passeport suisse des boucs émissaires.»