Tamedia: une nouvelle grève n’est pas exclue

Les rédactions romandes de Tamedia maintiennent leurs revendications. Sans dialogue social, elles pourraient bien débrayer en septembre

Soutenues par Impressum et Syndicom, les rédactions romandes de Tamedia pourraient bien se remettre en grève le 3 septembre prochain. La nouvelle a été annoncée le 20 juillet dernier dans un communiqué commun des syndicats. Elle fait suite à la décision brutale et unilatérale de la direction du groupe de quitter la médiation qui se tenait sous l’égide des Conseils d’Etat vaudois et genevois (voir l’ES du 18 juillet dernier) qui ont pour leur part exprimé leur consternation. Retrait qui s’est produit la veille de la dernière parution du Matin dans sa version papier entraînant la suppression d’une quarantaine de postes. «Jusqu’où ira le mépris, l’arrogance et l’irresponsabilité de l’éditeur zurichois?», ont interrogé les syndicats dénonçant une «consultation alibi qui n’a servi à Tamedia qu’à balayer d’un revers de main toutes les alternatives proposées par les rédactions romandes à son plan de destruction du quotidien orange». Dans ce contexte, les collaborateurs des journaux du groupe préviennent: en fonction des avancées ou non du dialogue social, ils n’excluent pas un nouveau débrayage – une première grève avait été menée les 4 et 5 juillet derniers avant d’être suspendue à la suite de l’ouverture de la médiation et contre la promesse d’abandon des licenciements durant le processus. Ces derniers estiment que Tamedia doit revenir à la raison. Ils demandent l’ouverture de négociations en vue de la création «d’un vrai projet éditorial pour Lematin.ch». En d’autres termes, ils réclament l’engagement d’une équipe dotée d’effectifs et de moyens suffisants pour assurer la pérennité du titre dans sa version virtuelle. Pour les collègues qui n’y participeront pas, ils exigent un «plan social ambitieux». Les rédactions romandes soulignent encore que le «management consistant à procéder à des coupes ou des concentrations tous les six mois ne peut plus durer et en appellent à un partenariat constructif pour sortir de cette logique infernale et destructrice».