Des sous, sinon le 24 octobre sera chaud...
Unia donne encore une chance à la SSE avant de mobiliser les chantiers

Le comité national chargé de suivre l'évolution des négociations dans la construction s'est réuni vendredi 29 septembre à Olten. Les délégués ont, sans surprise, critiqué la Société suisse des entrepreneurs (SSE) qui ne propose même pas la compensation du renchérissement pour tous les travailleurs de la maçonnerie et du génie civil. L'écart est donc gigantesque entre la position patronale et le syndicat qui revendique 220 francs par mois d'augmentation, pour tous, en 2007.

Main tendue
Aldo Ferrari, secrétaire régional d'Unia Vaud, nous apprend toutefois que le comité national n'a pas opté pour l'affrontement, du moins pas dans un premier temps: «Le syndicat va proposer à la SSE de se réunir autour d'une table pour discuter. Et si résultat il y a, il sera présenté le 21 octobre aux travailleurs de la conférence professionnelle.» Ainsi, sans accord sur les salaires, la journée d'action du 24 octobre aura lieu, elle verra s'organiser, dans toute la Suisse, des pauses prolongées. Unia prépare, évidemment, d'autres actions, au cas où...

Et après...
Toujours dans l'hypothèse de l'absence d'accord salarial pour 2007, Unia a décidé qu'il n'y aura pas de négociations sur les articles de la Convention nationale qui doivent faire l'objet de discussions en fin d'année déjà. Parmi ces articles, ceux qui portent sur le champ d'application ou encore la régularisation du marché de la construction et le travail temporaire.
Une façon pour le syndicat d'exprimer, une fois de plus, la priorité qu'il accorde à l'augmentation des salaires.

SB


Chantiers valaisans...

Plus de 600 Valaisannes et Valaisans ont participé à la manifestation du 23 septembre qui a réuni 25000 personnes à Berne. Une mobilisation presque sans précédent selon Jeanny Morard, très fier de ses troupes.
Pour le secrétaire régional, ce succès provient du travail effectué par les militants et les permanents sur le terrain. Le 22 août, par exemple, le syndicat était parvenu à réunir 150 travailleurs à Verbier. Mais le succès est dû aussi, évidemment, à la justesse des revendications salariales des syndicats, notamment dans la construction: «Les entreprises valaisannes croulent sous le travail. En plaine, les maisons individuelles poussent comme des champignons. Dans les stations, à Verbier, Nendaz, Crans-Montana, ce phénomène touche les chalets. Demander 220 francs, dans ces conditions, ce n'est pas du luxe.»
Unia ayant décidé une journée d'action dans la construction, le 24 octobre, Jeanny Morard est d'autant plus confiant qu'il a donné des consignes: «Dans toutes les sections, l'ensemble des permanents, tous secteurs confondus, doivent consacrer trois jours par semaine aux visites de chantiers.» Il s'agit bien évidemment de tenir les travailleurs au courant des négociations et de les inciter à répondre présents le 24 octobre: «De mémoire de syndicaliste, les travailleurs n'ont jamais reçu ce qui leur revenait sans avoir à se battre.»

SB


 

Edition n° 40 du 4 octobre 2006

 
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