Del Maître: les autorités sont saisies
Les syndicats exigent de la charcuterie genevoise qu'elle respecte la loi

Les employées et les employés de Del Maître, une entreprise du groupe des Laiteries Réunies à Genève, ont débrayé pour la troisième fois le 27 septembre pour protester contre leur licenciement, contre la décision prise par la direction de leur imposer un syndicat fantôme en Suisse romande, contre l'objectif final de l'entreprise: revoir à la baisse les conditions de travail.
A l'issue de la grève du 27 septembre, les salariés ont obtenu la garantie écrite d'une rencontre avec le Conseil d'administration des Laiteries réunies de Genève. Cette rencontre a eu lieu le vendredi 29 septembre, mais n'a débouché sur aucun résultat positif.

Le Conseil provoque
Le Conseil d'administration a ainsi refusé d'accepter l'opposition des travailleurs aux nouvelles modifications de contrats. Il a refusé d'admettre la représentativité des syndicats Unia et SIT. Il a annoncé une situation économique difficile et il prétend que l'entreprise est en danger depuis plus de 3 ans. Le Conseil ne reconnaît pas, non plus, les différentes violations au droit du travail et à la loi sur la participation et il autorise la direction à violer la loi sur les licenciements collectifs pour modification de contrats.
Le 3 octobre, lors d'une assemblée, les syndicats ont rendu compte au personnel de l'échec de la rencontre du 29 septembre et décision a été prise de saisir les autorités politiques genevoises pour qu'elles rappellent à l'ordre légal l'entreprise.
Une nouvelle assemblée des travailleurs devait se tenir, le lundi 9 octobre, pour examiner le résultat de l'intervention des autorités et décider de la suite à donner à cette lutte.

L'ES

 

Edition n° 41/42 du 11 octobre 2006

 
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