En Valais, les patrons réclament une nouvelle convention

Les patrons valaisans sont visiblement inquiets de la dénonciation de la Convention nationale du bâtiment (CN). De concert avec leurs homologues romands, ils demandent à la Société suisse des entrepreneurs (SSE) de reprendre sérieusement les négociations avec les syndicats sur la base de propositions concrètes. Mais les Romands ne représentent que 23% des membres de la SSE, les Valaisans 5%.
L'Association valaisanne des entrepreneurs (AVE) soutient la SSE dans sa volonté d'obtenir davantage de flexibilité des horaires de travail, mais souhaite que cette question soit réglée au niveau cantonal.
Les employeurs valaisans ont aussi fait savoir qu'en cas d'échec des négociations d'une CN au niveau national, ils s'engageraient pour une convention romande. «Les entreprises valaisannes déclarent ouvertement qu'un vide conventionnel représenterait une véritable catastrophe pour elles», indique Jeanny Morard, secrétaire régional d'Unia Valais. Car des sociétés étrangères ne manqueront pas de venir s'installer en engageant à moindres coûts, tout comme les boîtes temporaires.
Malgré l'appel de l'AVE à la conclusion d'une nouvelle convention nationale, le syndicat a annoncé qu'il invitera les travailleurs valaisans à participer aux débrayages qui auront lieu les 15 et 16 novembre à Lausanne et à Genève afin de récupérer la CN. «Les travailleurs valaisans sont partie prenante de la Convention. Ils doivent se mobiliser», explique Jeanny Morard.
Ce 1er novembre, d'autres grèves auront déjà lieu à Zurich et à Bâle, quelques jours seulement avant les prochaines discussions entre syndicats et SSE, prévues pour le 5 novembre. Des débrayages sont aussi agendés les 22 et 23 du même mois à Bienne et au Tessin.

CK


 

Edition n° 44 du 31 octobre 2007

 
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