Piquet syndical chez Ochsner
Le personnel ne veut plus se faire marcher sur les pieds

Licenciés soudainement pour fin novembre, les six employés du magasin de chaussures Ochsner du Petit-Lancy à Genève n'ont toujours pas de réponse pour le plan social demandé. Le 7 novembre, plusieurs d'entre eux avaient fait grève pour obtenir une indemnité d'un mois de salaire, une prime de 500 francs par année d'ancienneté et un demi-salaire supplémentaire pour les employés de plus de 30 ans. Ils dénonçaient également l'inhumanité de leur employeur qui ne leur avait pas proposé de poste dans une autre succursale, comme celle qu'il venait d'ouvrir juste en face. Le lendemain de la grève, le personnel trouvait porte close. La direction avait fermé boutique avant l'heure... Depuis, la direction refuse toute rencontre avec le personnel en présence d'Unia et n'a pas répondu au courrier du syndicat.
Face à cette situation, Unia a organisé samedi dernier un piquet syndical devant le grand magasin Ochsner Sports situé en plein centre ville de Genève. De 14h à 18h, une vingtaine de syndicalistes ont distribué plus de 1000 tracts aux clients. «De très nombreuses personnes ont renoncé à entrer dans le magasin après avoir lu notre tract», relève Jamshid Pouranpir, secrétaire syndical d'Unia Genève. Un groupe de rap était aussi présent pour marquer sa solidarité avec le personnel. Le chanteur, fils d'une vendeuse, avait créé une chanson pour l'occasion. Vu le rassemblement enthousiaste qu'a suscité leur prestation, la police est intervenue pour faire cesser le concert, après avoir délogé une première fois les syndicalistes du devant du magasin. Unia promet de mener d'autres actions de ce type si l'employeur n'accède pas aux demandes légitimes du personnel.

L'ES

 

Edition n° 51/52 du 19 décembre 2007

 
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