Vendeurs entendus
Les ouvertures nocturnes des commerces de Porrentruy auront lieu le jeudi, comme le demandaient le personnel et le syndicat

Jeudi ou vendredi? Les autorités communales de Porrentruy avaient le choix entre ces deux jours pour l'ouverture nocturne hebdomadaire des commerces. Elles ont tranché en faveur du jeudi. Cette décision, prise la semaine dernière, répond au souhait exprimé par les vendeuses et les vendeurs lors d'une assemblée consultative convoquée le 2 juillet par le syndicat Unia. Les représentants de l'Union du commerce local préféraient pour leur part le vendredi soir.
«La municipalité a reconnu la pertinence des arguments du personnel qui considérait que la soirée du vendredi était propice aux activités associatives, conviviales et familiales», se félicite Julien Loichat, responsable de ce dossier à Unia Transjurane. La décision de Porrentruy va également dans le sens d'une unification des horaires d'ouverture dans les grandes localités du canton. Après le vote populaire de février dernier à l'issue duquel le peuple jurassien a accepté par 55,5% l'harmonisation et la limitation des heures d'ouverture des magasins dans le canton, «c'est la deuxième fois cette année que nous enregistrons un succès syndical dans le domaine de la vente». Seul bémol, la commune a décidé d'autoriser les commerces qui en feraient la demande à prolonger l'ouverture jusqu'à 21 heures, alors que le personnel et le syndicat préconisaient de fixer la barre à 20 heures au maximum.
Pour Unia Transjurane, cet épisode représente une étape supplémentaire dans le chantier syndical du secteur cantonal de la vente. «Après l'harmonisation des heures d'ouverture, il s'agit maintenant d'harmoniser les conditions de travail. Notre objectif majeur demeure donc la conclusion d'une convention collective de travail applicable dans tout le Jura», rappelle Julien Loichat. «Pour cela, il est important que le personnel se mobilise. Son engagement est décisif. On vient de le vérifier une fois de plus dans le cas des nocturnes de Porrentruy.»

Pierre Noverraz

 

Edition n° 29/30 du 16 juillet 2008

 
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