La formation, un atout
Unia lance sa campagne en faveur de la formation dans l'hôtellerie-restauration. Des cours existent déjà

«La formation, ça paie.» C'est par ces mots, et une large distribution dans les cafés, hôtels et restaurants du pays d'une carte destinée à informer le personnel, qu'Unia lance sa campagne en faveur de la formation des employés et employées de l'hôtellerie-restauration. Une branche qui compte près de 40% de salariés n'ayant pas eu la possibilité de se former, si ce n'est par la pratique.
«Nous avons constaté auprès de nos membres qu'il y a un véritable besoin de formation à tous les niveaux dans la branche», relève Mauro Moretto, responsable de l'hôtellerie-restauration chez Unia. «Avec cette campagne, nous voulons inciter les gens à se former et développer les initiatives prises par Unia ces deux dernières années dans ce but», poursuit-il. Ces initiatives sont la mise sur pied de cours en collaboration avec l'Ecap, institut pour la formation des adultes, présent surtout en Suisse alémanique, ou avec l'Oseo (Œuvre suisse d'entraide ouvrière) et d'autres partenaires dans les cantons romands.
«Les cours que nous avons créés sont destinés à combler les lacunes dans les offres existantes, par exemple pour les personnes n'ayant pas de formation et une connaissance très limitée de la langue. Il leur est de ce fait très difficile de suivre une formation offerte par d'autres organisations», explique le syndicaliste. Pour l'heure, Unia offre deux types de cours: l'un pratique, qui met l'accent sur l'accueil, le service, les relations humaines, la disposition des couverts, des tables ou encore la terminologie usuelle dans le métier; le second est un cours de langue, lui aussi centré sur la profession. Chacun des modules compte une quarantaine d'heures, réparties sur des soirées ou, comme au Tessin, sur plusieurs jours durant les périodes creuses.

Premiers succès en Valais
Ces cours sont mis en place en fonction des besoins. En Suisse romande par exemple, deux cours de langue ont eu lieu l'année dernière dans le canton de Vaud. A Genève, des cours de français devraient démarrer cet automne, en collaboration avec l'UOG (Université ouvrière de Genève). En Valais, ce sont des cours de pratique qui ont été organisés, à Sion, en collaboration avec l'Oseo. «Ces cours rencontrent un franc succès. En 2008, il y a eu deux sessions et 25 personnes y ont participé. Nous avons déjà 25 personnes inscrites sur la liste d'attente des prochains cours, qui auront lieu ce printemps et en automne», se réjouit Blaise Carron, secrétaire syndical à Monthey, qui ajoute que les participants ont énormément apprécié la qualité et l'ambiance de ces cours et en ont parlé à leurs collègues de travail. Ces cours, composés pour moitié de pratique et pour moitié de théorie, se déroulent deux soirs par semaine durant 8 semaines. Des places sont encore disponibles pour l'automne. Le financement des cours, ouverts à tous, membres ou non du syndicat, est assuré en partie par le fonds paritaire de la CCT nationale de l'hôtellerie-restauration et en partie par Unia, ainsi que très modestement par les participants.  

Des possibilités pour tous
Les cartes distribuées par Unia sont produites dans plusieurs langues de l'immigration, comme le portugais, le turc ou l'anglais pour les personnes venant des pays de l'Est. «Nous voulons offrir la possibilité à un maximum de personnes de se former, soit dans les cours mis sur pied par Unia, soit en les orientant sur les formations qui existent déjà», conclut Mauro Moretto qui appelle chaque personne intéressée à prendre contact avec le syndicat.

Sylviane Herranz

 

Edition n° 12 du 25 mars 2009

 
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