Trois jours de marche contre la crise
Les syndicalistes d'Unia de la région biennoise et soleuroise ont parcouru 85 kilomètres à pied à la rencontre des salariés

Le personnel syndical et les militants de la région biennoise et soleuroise d'Unia ont réalisé en fin de semaine dernière une marche de trois jours entre Dulliken, dans le canton de Soleure, et Bienne. Un parcours de 85 kilomètres ponctué par la visite de chantiers, usines et commerces. But? Populariser les revendications syndicales contre la crise et appeler à manifester à Berne le 19 septembre.

Sacs à dos, pèlerines, sacs de couchage, plans, gourdes: les bureaux d'Unia de la région Bienne-Seeland/Soleure-Olten avaient, le mardi 1er septembre, l'allure d'un camp de base. Et pour cause: les permanents, accompagnés de quelques militants, se sont lancé le lendemain dans une marche de trois jours qui les a conduit de Dulliken, à l'extrémité Est du canton de Soleure, jusqu'à Bienne, au fil de 85 kilomètres ponctués de visites dans les entreprises, les commerces et les chantiers, avec distributions de tracts et appels à se mobiliser pour la manif nationale du 19 septembre contre la crise. L'objectif était de populariser les revendications syndicales, notamment celle d'un véritable plan de soutien à une nouvelle politique industrielle axée sur l'innovation durable.
Les marcheurs, qui à chaque étape ont dormi dans des locaux de protection civile, ont terminé leur périple devant les locaux d'Unia à Bienne, où une collation aux couleurs musicales les attendait. «C'était une belle expérience qui nous a permis d'aller à la rencontre des travailleurs et de la population tout en resserrant les liens de l'équipe syndicale», commente Beat Jost, secrétaire régional. «A l'exception du gouvernement soleurois dont aucun membre n'a pris le temps de nous recevoir pour entendre nos revendications, les contacts se sont révélés très positifs». Un constat qui s'est vérifié notamment à la cantine de l'autoroute A5 dans la périphérie de Bienne, où les marcheurs ont partagé le repas aux côtés des ouvriers, ou à l'usine Diametal voisine, avec une visite sympathique aux membres de la commission d'entreprise. A noter qu'un certain nombre de militants se sont joints aux marcheurs, à l'exemple du septuagénaire Ulder Ligi, accompagné de sa femme, ou de René Single, membre du comité régional d'Unia, féru des grands défis pédestres pour avoir participé à six reprises aux éprouvants «100 km de Bienne». «Je trouve que l'idée de cette marche est formidable: nous sommes allés voir les gens chez eux plutôt que d'attendre qu'ils ne viennent nous voir chez nous». A renouveler donc.

Pierre Noverraz

 


 

Edition n° 36 du 9 septembre 2009

 
Imprimer l'article
 
Haut de la page