Plan social exigé chez Casino à Montagny
Le magasin Casino de Montagny-près-Yverdon fermera ses portes le 14 octobre, laissant 19 employés sur le carreau

Fâchés, les employés du magasin d'alimentation Casino à Montagny. Ils ont appris il y a à peine trois semaines que l'échoppe, située dans la zone industrielle et commerciale de la commune proche d'Yverdon, fermera ses portes le 14 octobre. Dix-neuf employées et employés seront licenciés pour raisons économiques. Seule une vendeuse occupera un nouveau poste dans un autre magasin Casino du canton. Les deux apprentis seront peut-être aussi replacés. Samedi 19 septembre, les salariés ont arrêté le travail pendant une heure en signe de protestation. Ils ne comprennent pas pourquoi le magasin ferme, puisque les ventes sont bonnes, et demandent un plan social pour tous les employés, avec le soutien d'Unia. Magro-Casino semble vouloir concentrer ses activités sur des magasins de plus grande taille, jugés plus rentables. Une nouvelle grande surface devrait ouvrir ses portes à la fin de l'année au Petit-Lancy à Genève.
A la place du Casino de Montagny ouvrira un magasin Aldi, mais pas avant quelques mois car des travaux vont être entrepris. Aldi n'a pas proposé de réengager le personnel. Si les deux enseignes sont actives dans le même type d'activité - la vente alimentaire - il n'y a pas juridiquement de transfert d'entreprise qui obligerait la nouvelle entreprise à donner un nouvel emploi au personnel. Aldi louera les mêmes locaux que Casino, mais ne reprendra ni les actifs du magasin, ni les stocks, ni les mêmes fournisseurs.
A la suite de plusieurs assemblées du personnel, et de deux rencontres avec la direction, les employés ont décidé de réclamer six mois de salaire pour chacun des employés à titre de plan social. Un montant qui permettrait à peine aux employés de se retourner car leurs revenus se situent dans leur grande majorité entre 3300 et 3500 francs, soit au salaire minimal prévu par la convention collective de Magro-Casino ou à peine au-dessus. Une nouvelle rencontre avec la direction avait lieu ce lundi 28 septembre à l'heure où nous écrivions ces lignes. Si aucune solution n'était trouvée lors de cette réunion, les mesures de lutte devraient reprendre.

L'ES

 


 

Edition n° 39 du 30 septembre 2009

 
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