M-salaires dénoncés
Unia réagit, à Delémont, et exige que Migros négocie chaque année des adaptations salariales pour tous

Les employés de Migros travaillant dans les branches de la logistique, de la gastronomie et des loisirs ne recevront pas d'augmentation de salaire cette année, cela malgré le fait qu'ils se sont vus imposer une augmentation de deux heures de leur temps de travail. Le géant de la distribution entend désormais ne négocier les salaires de ces branches qu'une fois tous les deux ans, ce qui est inacceptable. «En plus d'être injuste, cette situation constitue une discrimination intolérable puisque les collègues des employées et des employés occupés dans les autres secteurs de la Migros ont reçu des augmentations: cela crée des divisions et un climat de travail détestable», déplore Monica Fasani Serra, secrétaire syndicale à Unia Transjurane, en charge de ce dossier. Elle et ses collègues du syndicat ont dénoncé cette situation vendredi dernier à Delémont en distribuant des tracts d'information au personnel et à la clientèle à Migros Loisirs et au restaurant Migros. «Le personnel a très bien réagi, la clientèle aussi. Seul le gérant de Migros Loisirs a mal pris la chose, il nous a priés par deux fois de quitter les lieux.» Sur le tract, on pouvait lire notamment ceci: «Migros se vante volontiers de la tradition sociale de l'entreprise et son président, Claude Hauser, vient de déclarer que son entreprise était le "numéro un" dans le commerce de détail. Mais à quel niveau?» C'est vrai que côté salarial et partenariat social, le grand distributeur n'est pas au top du palmarès. Unia exige que Migros négocie chaque année les adaptations salariales pour l'ensemble du personnel.

PN


 

Edition n° 4 du 27 janvier 2010

 
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