Unia sur tous les fronts !
La lutte contre la baisse des rentes, le démantèlement social et la destruction des droits des chômeurs est lancée

Journée de mobilisation nationale contre la baisse des rentes, manifestation contre le démantèlement social, pétition contre la pénalisation des chômeurs, etc. La semaine dernière, Unia et d'autres syndicats ont redoublé d'activité dans tout le pays pour que le 7 mars, le non à la baisse du taux de conversion l'emporte et pour exiger que ni les travailleurs ni les chômeurs ne paient les conséquences de la crise.

Dans tous les cantons romands et dans toute la Suisse, le syndicat Unia s'est mobilisé samedi dernier pour convaincre la population - dont une grande partie est encore indécise - de voter non le 7 mars à la baisse du taux de conversion du 2e pilier. Une baisse qui s'apparente à un véritable hold-up sur l'argent économisé par les futurs retraités. Des sommes pouvant aller de 20000 à 50000 francs, voire plus, ne leur seraient pas versées en raison de cette baisse. Secrétaires syndicaux et militants ont distribué plus de 100000 calculateurs de vol de rentes lors de cette journée d'action, calculateurs permettant en un tour de main de savoir ce que chaque personne perdra.
«Ces calculateurs ont un impact impressionnant», se réjouit Blaise Carron, secrétaire syndical valaisan qui était samedi dernier au carnaval de Sion, où une équipe d'Unia a distribué ces petits disques aux spectateurs avant l'arrivée du cortège. «On aurait pu s'attendre à ce que les gens, venus pour faire la fête, nous remballent mais au contraire, nous avons eu droit à un accueil exceptionnel. Beaucoup avaient entendu parler du calculateur. Il est très pratique. Comme il a par exemple un côté pour les hommes et un pour les femmes, ces dernières nous disaient qu'elles le montreraient à leur mari, et vice versa», explique le syndicaliste. De nature plutôt pessimiste, il a été surpris par les encouragements entendus et se risque à penser que le camp du refus pourrait l'emporter. «Mais rien n'est encore gagné. Economie suisse et les assureurs privés ont investi 10 millions dans cette bataille. C'est une lutte de David contre Goliath. Eux, ils ont l'argent, nous, nous avons la rue et nous devons continuer à aller à la rencontre des gens si on veut gagner» ajoute-t-il, satisfait aussi qu'Unia soit devenu un acteur reconnu en terres valaisannes grâce à cette campagne. Une campagne menée avec l'Union syndicale valaisanne, les partis de gauche, les Verts, et... l'UDC du Valais romand qui, à l'instar de trois autres sections du pays, s'est opposée au parti suisse sur cet objet, et a rejoint le comité valaisan contre la baisse des rentes.
Samedi prochain, Unia sera à nouveau dans la rue lors d'une seconde journée de mobilisation. En tout, plus de 200 stands ou actions auront eu lieu dans toute la Suisse sur ces deux week-ends. Les actions et tractages, comme il y en a déjà eu des centaines, devant les usines par exemple, se poursuivront jusqu'à la votation.

Sylviane Herranz

 


 

Edition n° 7/8 du 17 février 2010

 
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