Ils décrochent le contrat du siècle
Les CFF ont attribué leur plus grosse commande au site de Bombardier à Villeneuve

Un grand ouf de soulagement a traversé les rangs des travailleurs du site de Bombardier à Villeneuve mercredi dernier. L'information avait filtré en fin de matinée, mais c'est à 14 heures précises qu'est venue la confirmation: les CFF ont choisi l'entreprise Bombardier pour la fabrication de sa commande du siècle. Celle de la construction de 59 trains ultramodernes à deux niveaux pour les liaisons Intercity. Bombardier remporte haut la main ce contrat d'un montant de 1,9 milliard de francs face à ses concurrents, l'alémanique Stalder et l'allemand Siemens. Les CFF ont indiqué que le projet développé par le géant canadien de la construction ferroviaire, installé sur les bords du Léman, se détachait clairement de ses concurrents, notamment grâce à un ingénieux système de compensation du roulis permettant d'aller plus vite dans les courbes et d'économiser ainsi dans les infrastructures. Grâce à cette commande, 200 emplois seront créés sur le site de Villeneuve où seront assemblées et équipées les 59 rames comprenant au total 436 voitures. D'autres emplois seront aussi créés chez les sous-traitants de Bombardier dans la régionUn grand ouf de soulagement a traversé les rangs des travailleurs du site de Bombardier à Villeneuve mercredi dernier. L'information avait filtré en fin de matinée, mais c'est à 14 heures précises qu'est venue la confirmation: les CFF ont choisi l'entreprise Bombardier pour la fabrication de sa commande du siècle. Celle de la construction de 59 trains ultramodernes à deux niveaux pour les liaisons Intercity. Bombardier remporte haut la main ce contrat d'un montant de 1,9 milliard de francs face à ses concurrents, l'alémanique Stalder et l'allemand Siemens. Les CFF ont indiqué que le projet développé par le géant canadien de la construction ferroviaire, installé sur les bords du Léman, se détachait clairement de ses concurrents, notamment grâce à un ingénieux système de compensation du roulis permettant d'aller plus vite dans les courbes et d'économiser ainsi dans les infrastructures. Grâce à cette commande, 200 emplois seront créés sur le site de Villeneuve où seront assemblées et équipées les 59 rames comprenant au total 436 voitures. D'autres emplois seront aussi créés chez les sous-traitants de Bombardier dans la région.

Travail assuré pour 20 ans
Pour les 200 travailleurs actuels de Villeneuve, cette commande tombe à point nommé. Car depuis début avril, une trentaine d'ouvriers des ateliers sont au chômage technique. Et le climat était plutôt au pessimisme dans l'entreprise qui a vu ces derniers temps d'autres contrats lui échapper. «On croyait tous à notre projet et l'on a fait le maximum pour promouvoir notre travail, mais jusqu'au bout, on pensait que Siemens risquait de l'emporter. Cette annonce est vraiment un soulagement pour tout le monde», se réjouit Roland Pandolfi, président de la commission d'entreprise. «Je suis moi-même au chômage technique. Et même si on doit y rester encore quelque temps, au moins nous avons une perspective d'avenir. Sans cette commande, c'est le chômage tout court qui nous guettait, avec un mur après deux ans...» L'existence du site était aussi en jeu, alors que maintenant le travail est assuré pendant 20 ans. Les premiers véhicules devraient sortir des halles en 2013.

Soutien d'Unia
«Cette décision redonne confiance au personnel, c'est vrai que l'on broyait du noir... Elle a un impact psychologique important. Mercredi dernier, l'émotion était très forte, même chez les costauds», confie Philippe Sonnard, ingénieur et ancien président de la commission d'entreprise. «C'est une très bonne nouvelle, poursuit-il, pour nous mais aussi pour Unia qui s'est beaucoup investi pour soutenir Bombardier.» Un soutien apporté par le syndicat grâce au bon fonctionnement du dialogue social au sein de l'entreprise et à des garanties obtenues tant sur la question des temporaires que sur le choix des sous-traitants.
«Cette victoire montre que le syndicat n'est pas seulement là quand ça va mal, mais que lorsqu'il est possible de soutenir une entreprise pour la création d'emplois, nous mettons tout en œuvre pour cela», relève Carlo Carrieri, syndicaliste d'Unia à Vevey qui ajoute que plusieurs autres entreprises de la région auront aussi le sourire, grâce aux investissements à effectuer sur le site. 


Sylviane Herranz

 

 

 

Edition n° 20/21 du 19 mai 2010

 
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