Solidarité syndicale chez Novartis
Les ouvriers syndiqués de novartis à Nyon ont fait un geste en faveur de 4 collègues licenciés chez Sapal.

Exemple concret de solidarité dans le milieu syndical. Le 27 mai dernier, au cours d'une brève et sympathique cérémonie organisée dans les locaux d'Unia à Lausanne, Célio Rodrigues, président de la commission d'entreprise de Novartis, a remis un chèque de 2000 francs à chacun des quatre ouvriers syndiqués et récemment licenciés par Sapal. Ce montant doit aider leurs destinataires à retrouver du travail, en contribuant au financement de formation dans leur domaine ou propre à faciliter leur reconversion professionnelle. Participant à la rencontre, Mike Nista, président de la commission d'entreprise de Sapal, a chaleureusement remercié son homologue pour ce geste. «Une démarche admirable. J'en suis très heureux et fier.» Satisfaction partagée par Yves Defferrard, responsable de l'industrie à Unia Vaud, qui a souligné «l'intelligence et la générosité de cette initiative, dans un marché de l'emploi très difficile». Les bénéficiaires n'ont pas manqué de témoigner leur reconnaissance.

Bienvenu
«Excellent. J'ignore encore quelle formation je suivrai. Je vais commencer par me renseigner» a déclaré un ouvrier ayant travaillé près de quatre ans à Sapal avant d'être licencié. «La gifle... J'ai toutefois déjà été au chômage, il y a huit ans. Pour suivre une formation complémentaire, il y avait de longs délais d'attente. Cet argent est bienvenu.» Même son de cloche de son collègue qui a vécu une expérience similaire alors qu'il était, lui aussi, passé par la case chômage. Il envisage, pour sa part, de consacrer ce montant à un cours du soir en informatique. Julien Sposito, un homme de 29 qui aura au total travaillé 9 ans à Sapal entre la période d'apprentissage et ses années de service comme responsable machines, utilisera ce chèque pour payer des cours d'anglais. «L'entraide est importante. Dommage que la tendance actuelle s'oriente davantage vers l'individualisme» a encore relevé le jeune syndiqué.
L'argent remis aux ouvriers provient de bénéfices réalisés dans le cadre de ventes de vin par les syndiqués. L'idée de créer un fonds de solidarité par ce biais a été lancée par Roland Conus, responsable adjoint de la chimie-pharma à Unia pour la Suisse romande.


Sonya Mermoud


 

Edition n° 23 du 9 juin 2010

 
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