Barbey SA : les différends demeurent
Un groupe de travail planche pour trouver des solutions

L'audience devant la Commission cantonale de conciliation tenue le 9 juin n'a pas permis de résoudre le conflit chez Barbey, à Granges-Marnand. Un groupe de travail planche pour trouver des solutions

L'audience tenue le 9 juin dernier devant la Commission cantonale de conciliation concernant l'affaire Barbey n'a pas permis de régler le conflit opposant les salariés à la direction. Rappelons que les employés de l'entreprise avaient fait grève en mai dernier, dénonçant notamment le non-paiement de toutes les heures de travail effectuées et réclamant une augmentation générale de salaire pour compenser ces pertes (voir L'ES du 2 juin). Sur ces deux points, aucune solution n'a pu être trouvée. Raison pour laquelle un groupe de travail a été constitué, chargé de chercher des pistes propres à favoriser la conciliation. Ce dernier se compose d'un membre de la direction de Barbey, d'un secrétaire patronal, d'un secrétaire d'Unia - en l'occurrence Yves Defferrard, responsable de l'industrie Vaud pour le syndicat - et d'un salarié.

En suspens...
«Le but du groupe? Trouver un moyen de régler les problèmes du passé en ce qui concerne les horaires de travail et plancher sur un système de comptabilisation des heures pour l'avenir» précise Pierre-André Charrière, secrétaire syndical d'Unia en charge du dossier et présent à l'audience. A noter que, dans son rapport, l'Inspectorat du travail a souligné le problème relatif aux relevés des temps de travail: «(...) nous avons récolté les relevés périodiques du mois d'avril 2010 pour l'ensemble des employés de l'entreprise, en y faisant apparaître les timbrages effectifs. Nous constatons que les timbrages des employés des secteurs de production sont régulièrement modifiés en leur défaveur (...)» Un constat assorti d'une demande de correction avec effet immédiat.

Réintégration obtenue
Si la question ayant trait à la comptabilisation et à la rémunération de toutes les heures travaillées demeure en suspens comme la demande d'augmentation générale de 150 francs par mois des salariés pour solde de tout compte, la demande de réintégration d'une travailleuse licenciée suite à sa participation à des assemblées syndicales a en revanche été acceptée par la direction. «Un point très positif», souligne Yves Defferrard.
Le groupe de travail doit faire ses propositions jusqu'au 25 juin. Une nouvelle séance de conciliation a été programmée le 5 juillet. «Dans tous les cas, relève Pierre-André Charrière, le résultat de cette prochaine séance sera soumis aux employés.» Se référant aux témoignages d'ouvriers, le secrétaire syndical note encore que si, au lendemain de la grève, les conditions de travail s'étaient améliorées, les cadences impossibles à tenir pour les employés seraient de nouveau de mise et l'ambiance dégradée...


Sonya Mermoud

 

 


 

Edition n° 24 du 16 juin 2010

 
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