EP Systems: Unia partenaire des négociations
Le débrayage des employés d'EP Systems à Neuchâtel a porté ses fruits

Pas question de se laisser intimider! Jeudi dernier, les salariés d'EP Systems Aptar à Neuchâtel ont débrayé une heure et demie durant. La raison? Ils entendaient ainsi faire pression sur la direction pour qu'elle accepte d'associer Unia dans la négociation d'un plan social. Avec succès puisque elle s'est finalement rétractée. Cette dernière avait d'abord exclu un tel partenariat avec le syndicat. Elle souhaitait privilégier la création d'une commission du personnel. Les salariés ont expliqué aux responsables qu'ils ne voyaient aucune utilité à une telle démarche à l'heure où l'entreprise s'apprêtait à fermer ses portes et alors qu'elle n'avait jamais été initiée par le passé. Et ont exigé la présence d'Unia dans le processus de discussions.

Pour un plan social à la hauteur

«Il est primordial qu'un plan social soit signé par un syndicat, d'une part parce qu'il prend ainsi la qualité d'accord collectif et d'autre part parce que l'organisation syndicale est dotée de très grandes expériences en la matière... Unia est en l'occurrence dûment mandaté par près de 70% des salariés de l'entreprise», a précisé Catherine Laubscher, secrétaire régionale d'Unia Neuchâtel, qualifiant l'issue du conflit de «victoire pour les salariés». «Les négociations constructives en vue d'un bon plan social peuvent se mettre en route.» Une première séance de discussion était programmée vendredi passé. «Les salariés espèrent qu'un plan social satisfaisant pour toutes les parties et à la hauteur des moyens financiers du groupe Aptar puisse bientôt être signé par le syndicat.»
Rappelons que l'entreprise EP Systems, propriété du groupe américain Aptar basé à Chicago, mettra la clef sous le paillasson l'an prochain, entraînant le licenciement de 108 personnes. Ses activités seront notamment transférées en Allemagne.

Sonya Mermoud

 

 

Edition n° 50 du 12 décembre 2012

 
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