Indemnités pour les repas plus élevées
Les partenaires sociaux des métiers de la construction du canton de Vaud viennent de signer un accord cantonal

Les syndicats Unia et Syna viennent de signer avec la Fédération vaudoise des entrepreneurs un accord cantonal qui entrera en vigueur le 1er avril prochain. Ce dernier complète la Convention nationale du secteur principal de la construction, conclue le 9 mars dernier, avec quelques améliorations à la clef.

Consolider le climat social positif régnant dans la construction vaudoise: tel est le souhait des partenaires sociaux du domaine qui ont conclu, le 21 mars dernier, un accord cantonal. Cette annexe à la Convention nationale (CN), récemment signée par les syndicats et la Société suisse des entrepreneurs, amène quelques améliorations pour les maçons du canton. Parmi celles-ci, une indemnité journalière pour les frais de repas de 16 francs pour tous les ouvriers quel que soit leur lieu de travail, au lieu des 12 francs antérieurs. «Dans la CN, ce montant s'élève à 14 francs», précise Pietro Carobbio, secrétaire syndical d'Unia. Autre point jugé positivement par le syndicaliste, la couverture sociale en cas de maladie. «Le 100% du salaire net sera garanti avec un plafonnement des primes que doit payer le travailleur, l'objectif étant que celles-ci n'explosent pas au risque de diminuer son pouvoir d'achat.»

Hausse décevante des salaires
Pietro Carobbio relève aussi les dispositions mentionnées dans l'accord contre le travail au noir et la sous-traitance sauvage. Des amendes pouvant s'élever jusqu'à 50000 francs menacent désormais les entreprises qui y recourent ou l'encouragent. Une discussion qui n'est toutefois pas terminée. «D'ici à la fin de l'année, nous négocierons des mesures visant à réglementer le phénomène de la sous-traitance sauvage. Pourparlers qui seront aussi menés au niveau national.» La question de la protection des travailleurs en cas d'intempéries sera elle aussi remise sur le tapis.
Si l'accord cantonal est jugé meilleur que la seule CN, le représentant d'Unia regrette toutefois les décisions prises sur l'augmentation des salaires. La hausse ne sera que de 0,5% pour tous et 0,5% au mérite, comme dans l'accord faîtier. «Nous étions partis sur une augmentation générale de 1,2% et 0,3% à titre individuel. La conclusion dans l'intervalle de la CN a fait capoter le projet.» De quoi irriter le syndicaliste. «On nous a coupé l'herbe sous les pieds. En un jour, après huit mois de négociations infructueuses, une solution a été trouvée à la surprise générale et alors qu'au niveau local, nous y travaillions ferme aussi. Je suis fâché de la manière dont cela s'est fait et les travailleurs aussi.»
A noter encore que par la conclusion de cet accord cantonal, les signataires se sont engagés à respecter la paix absolue du travail dans l'ensemble du canton. 


Sonya Mermoud

 

 

Edition n° 13 du 28 mars 2012

 
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