Caran d'Ache 50 francs de salaire de plus
unia et l'entreprise Caran d'Ache à Genève vienent de conclure une nouvelle CCT

«Ce sont des petits pas, mais au regard des difficultés rencontrées par l'entreprise, nous estimons cet accord bon.» Fabrice Chaperon, responsable du secteur chimie d'Unia Genève, se dit satisfait de la nouvelle Convention collective de travail (CCT) conclue à la fin juin entre le syndicat et Caran d'Ache. Cette CCT a été signée au terme de plusieurs mois de négociations, dans une ambiance qualifiée de constructive. Elle amène quelques améliorations pour les employés, dont une augmentation de salaire pour tous de 50 francs. «Les salaires de base s'élèvent ainsi entre 3400 et 5100 francs», calcule le syndicaliste non sans préciser que si la hausse est modeste, elle intervient dans un climat économique difficile pour Caran d'Ache. La société subit en effet les conséquences négatives du franc fort et d'une forte concurrence et a plusieurs fois dû recourir à des réductions d'horaire de travail l'an passé et en début d'année.

Filet de sécurité
Autre progrès: les employés de 40 ans révolus comptabilisant 10 années de service bénéficient désormais d'un jour de vacances supplémentaire, soit 22 jours au total. Enfin, Unia et les représentants du personnel ont obtenu que soit inscrite dans la CCT une nouvelle clause en cas de licenciements économiques. «Si une telle décision devait intervenir, la direction s'engage, par cet article, à l'annoncer 15 jours à l'avance et à ouvrir le dialogue avec la commission ouvrière. C'est un filet de sécurité.» Caran d'Ache a aussi accepté, au cas où un tel scénario se produisait, de garantir aux travailleurs de 60 ans et plus ayant trente années d'ancienneté dans l'entreprise trois mois de salaire. «Cette requête a été exprimée par les militants. Si les affaires reprennent, nous la renégocierons à la hausse.»
La nouvelle CCT est entrée rétroactivement en vigueur le 1er janvier 2012 pour une durée de trois ans. Elle concerne quelque 230 employés.


Sonya Mermoud

 

Edition n° 34 du 22 août 2012

 
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