Unia Transjurane souffle ses dix bougies
Les militants de la région ont fêté ce cap à Tramelan sur fond de convivialité de solidarité et d'engagement syndical

Unia Transjurane vient de célébrer son dixième anniversaire en présence de quelque 80 personnes. Une fête placée sous le signe des échanges et de la solidarité. Temps forts de cette journée et retour en images sur quelques événements clefs qui ont marqué la vie syndicale de la région.

Près de 80 personnes ont participé samedi au Centre interrégional de Tramelan à une fête dédiée aux dix ans d'Unia Transjurane. Une journée conviviale riche en débats, en échanges, en réflexion et en émotions. En ouverture, la secrétaire régionale Emilie Moeschler et le président de la région Eric Rufi ont salué le travail et l'engagement des militants. Tout comme la présidente nationale d'Unia, Vania Alleva, laquelle a évoqué les défis auxquels était confronté le syndicat. Dans la foulée, le syndicaliste Bruno Clément, orateur chevronné, a insisté sur le rôle fondamental de la solidarité active pour construire un rapport de force syndical face au patronat. Le relayant, Philippe Sauvain, secrétaire à «L'Autre syndicat» a incité les participants à soutenir concrètement la mobilisation en faveur des travailleurs de la terre surexploités, en Andalousie.
Ce samedi 12 septembre coïncidait avec la journée d'action internationale «Europe says welcome!» en faveur de l'accueil des réfugiés. Dans ce cadre, Unia Transjurane a donné la parole à Sadaldin Amer, réfugié, qui a raconté devant un public très ému son terrible exil de Syrie, les périlleux voyages de sa famille fuyant de pays en pays les exactions, les expulsions et la guerre. «Je suis arrivé en Europe en ayant tout perdu: mes amis, mes proches, ma maison, mon travail, mes souvenirs.» Ce témoignage poignant suivait une minute de silence en mémoire des réfugiés tombés sur la route de l'exil. Il précédait l'intervention de Souhat Bechara, militante de la résistance libanaise, qui a notamment appelé le syndicat à défendre la dignité des travailleurs migrants surexploités en raison de leur statut précaire.
Dans l'après-midi, après un repas convivial précédé par une parenthèse décapante de l'humoriste Jérôme Mouttet, les militants ont mené des réflexions sur l'avenir du syndicat et formulé différentes pistes et propositions que nous évoquerons avec Emilie Moeschler et Eric Rufi dans un prochain numéro de L'Evènement syndical.
Ponctuée par une exposition sur le 10e anniversaire du congé-maternité et par la projection de photos de militants de la région, la journée s'est terminée par les interventions du Conseiller d'Etat bernois Philippe Perrenoud, du ministre jurassien Michel Thentz et du maire de Tramelan Philippe Augsburger.
Côté bilan, Emilie Moeschler est ravie: «C'était une rencontre forte en partage, en esprit militant et en émotion. De quoi prouver que le syndicalisme est bien vivant».


L'ES


Nous reviendrons sur les conclusions de cette journée et les pistes d'avenir d'Unia Transjurane avec sa secrétaire régionale et son président dans un prochain numéro du journal.

 

 

Edition n° 38/39 du 16 septembre 2015

 
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