Groupe des migrants d'Unia mobilisés à Renens
Un stand a été organisé en faveur de la naturalisation facilitée et pour signer une pétition de soutien

Un stand a été organisé en faveur de la naturalisation facilitée et pour recueillir des signatures sur une pétition de soutien à une jeune femme menacée de renvoi

Samedi matin 21 janvier, place du Marché à Renens: le groupe des migrants d'Unia Vaud s'est mobilisé malgré le froid glacial pour mener campagne pour la naturalisation facilitée, mais aussi contre l'expulsion d'une jeune femme, fille d'un membre d'Unia, qui n'a pas eu droit au regroupement familial, contrairement à ses frères et sœurs, car elle venait d'accéder à la majorité lorsque son papa a obtenu son permis d'établissement en 2011. Si la question de la naturalisation semble aller de soi dans une commune où vivent 52% de personnes d'origine étrangère, ce n'est apparemment pas chose acquise parmi la population suisse. «La droite a repris du poil de la bête à Renens. Même si la gauche est toujours majoritaire, l'UDC fait tout de même 12 à 13%», remarque Vincenzo Sisto, président du groupe des migrants vaudois. Il est aussi préoccupé par l'urgence dans laquelle se trouve Ljejljane Shaqiri. Sa demande de permis de séjour pour avoir le droit de rester à Renens avec sa famille lui a été refusée et un renvoi - aujourd'hui suspendu suite à un recours- lui a été signifié pour la fin janvier. Un comité de soutien a été constitué afin de permettre à cette jeune maman d'une fillette de 4 ans, qui attend son second enfant, de rester en Suisse. La pétition qui a été lancée pour la soutenir a largement été contresignée lors du stand à Renens. «Notre pétition a reçu un bon accueil. Nous demandons simplement que Ljejljane Shaqiri obtienne un permis de séjour, elle n'a pas eu de chance dans le cadre du regroupement familial. Une personne de l'Union européenne peut en bénéficier jusqu'à 21 ans. Pour elle, la barre était fixée à 18 ans...» Vincenzo Sisto assure que le groupe des migrants, partie prenante du comité de soutien, va se battre jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée pour Ljejljane Shaqiri et ses enfants. Une exigence soutenue également par quarante députés au Grand Conseil vaudois qui ont apposé leur signature sur la pétition.

Sylviane Herranz

 

Edition n° 5 du 1 février 2017

 
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