Parker Hannifin plan social accepté
Au terme de longues négociations le personnel de Parker Hannifin à Carouge a accepté le plan social

Epilogue du feuilleton Parker Hannifin à Carouge (GE). Au terme de plusieurs mois de négociations, les salariés de l'entreprise ont accepté le plan social, revu et corrigé par la direction américaine. «La majorité des salariés a jugé les résultats satisfaisants», note Alessandro Pelizzari, secrétaire régional d'Unia, précisant que 18 personnes se sont prononcées en sa faveur, contre 12. Cette issue intervient au terme d'une longue lutte menée par les travailleurs dès l'annonce, en février dernier, de la suppression d'une quarantaine de postes sur le site carougeois à Genève. Rappelons que les travailleurs s'étaient alors battus pour maintenir les emplois. En vain. Ni les actions de protestations publiques ni les propositions d'alternatives aux licenciements n'auront conduit à infléchir la position de la multinationale. Qui a décidé de délocaliser la production en Italie et en République tchèque pour des raisons d'économie. Une restructuration entamée il y a un an et demi déjà avec pour objectif de biffer 1500 emplois en Europe occidentale et de concentrer les activités dans des pays «à faibles coûts de production».
Reste que le combat du personnel n'aura pas été vain puis qu'il a arraché, au final, un plan social «comportant des améliorations notoires par rapport à la mouture initiale». «La somme de l'enveloppe globale a été clairement augmentée», affirme le syndicaliste. Ardus, générant l'intervention de la Chambre des relations collectives de travail pour tenter une conciliation, les pourparlers se sont soldés par l'obtention d'indemnités de départ valorisant en particulier l'âge et l'ancienneté des collaborateurs, un fonds pour la requalification et un plan de retraite anticipée. Un résultat qui n'aurait pas pu être atteint sans la détermination du personnel, saluée par le syndicat et la commission d'entreprise, regrettant toutefois que la lutte n'ait pas empêché la disparition des places de travail. «Les propositions étaient fondées et réalistes», relève Alessandro Pelizzari. Et Unia de déclarer qu'il serait temps d'introduire en Suisse une meilleure protection contre les licenciements de masse, le cadre légal actuel n'offrant aucun filet de sécurité en la matière.

Sonya Mermoud

 

 

 

Edition n° 19 du 10 mai 2017

 
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