Un groupe jeunesse s'est créé chez Unia Transjurane
De jeunes syndiqués ont décidé de se regrouper dans une structure qui va organiser des activités pour les jeunes

Unia Transjurane a désormais un groupe jeunesse. Cinq jeunes syndiqués ont formé un comité qui est appelé à s'élargir lors d'une assemblée générale le 1er décembre prochain. Le syndicat, qui apporte son soutien à la démarche, a recruté l'ancien délégué à la jeunesse de la ville de Delémont, Luc Schindelholz, pour faciliter la coordination du mouvement.

Les tout jeunes d'Unia Transjurane passent à l'action. Un groupe jeunesse vient d'être lancé au sein de la section syndicale par de jeunes travailleurs. Vendredi dernier, trois d'entre eux ont présenté à la presse la nouvelle entité. Polo Charmillot (20 ans), qui vient de terminer son apprentissage d'installateur-électricien, Valentin Courtillat (27 ans), également électro, et Nathan Juillerat (20 ans), qui bosse dans l'événementiel un CFC d'électronicien en poche, ont pris tour à tour la parole au «22», le local de l'Association des apprentis d'Ajoie. «L'idée étant de pouvoir se retrouver dans un groupe, de sensibiliser les jeunes comme les apprentis à leurs droits, de leur offrir une structure vers laquelle se tourner», explique Nathan, qui vit à Porrentruy. «Nous avons constaté que dans les écoles techniques, le syndicat est méconnu, le thème des droits syndicaux peu abordé. Nous irons donc distribuer des tracts devant les écoles. Nous avons des connaissances syndicales et nous pouvons aider.»

Convivialité et solidarité au menu
Le nouveau groupement ne s'en tiendra cependant pas à des activités militantes, bien au contraire puisque son comité, constitué de cinq membres, a d'ores et déjà prévu une foule d'activités culturelles et de loisirs: un week-end à ski, un concert le 1er Mai ou encore un voyage humanitaire au Nicaragua au cours du second semestre 2018. «On aimerait faire aussi des visites d'entreprises, découvrir des métiers de l'industrie avant d'aller le soir voir un match de foot ou de hockey», indique Valentin, de St-Imier. «Il faut bien s'occuper de la jeunesse et transmettre des valeurs, plutôt que de laisser des jeunes traîner dehors et faire des bêtises. Un syndicat, c'est aussi de la convivialité et de la solidarité», ajoute l'aîné de la bande. «Quitte à se réunir autour d'un verre et de finir bourré autant que ça soit dans un cadre intéressant!», s'amuse Polo. Habitant également le chef-lieu de l'Ajoie, l'électricien a été bombardé président du comité.
«On vient d'ouvrir une page Facebook, où nous relaterons nos activités, et nous pourrons publier nos photos sur Instagram. Avec cela, nous voulons jeter des ponts avec d'autres groupes de jeunes d'Unia très actifs, comme en Valais et à Berne», lance, plus sérieusement, Nathan.

«Tous les jeunes sont bienvenus»
La démarche des jeunes syndiqués est soutenue par Unia Transjurane. L'ancien délégué à la jeunesse de la ville de Delémont, Luc Schindelholz, a été recruté pour faciliter la coordination du mouvement. «Dans la région, quelque 500 membres du syndicat ont moins de 26 ans, d'où l'utilité et la nécessité de faire quelque chose», signale Valentin. «Mais ce n'est pas Unia qui est venu nous chercher, c'est nous qui avons pris l'initiative», tient à préciser Polo.
«On ne cherche pas à rameuter que des membres, tous les jeunes de 15 à 25 ans, qu'ils soient adhérents ou non d'Unia, sont bienvenus.» Et invités le 1er décembre à 19h à Bassecourt au restaurant du Jura pour une assemblée générale, suivie d'un apéro dînatoire et d'une virée au Tropicana Beach Contest, dont l'entrée sera offerte aux participants. «Nous attendons une trentaine de personnes. Nous voulons élargir le comité, car, c'est un peu dommage, il n'y a pour le moment que des hommes. Nous visons la parité et une mixité de professions et de secteurs d'activité.» Roulez jeunesse!

Jérôme Béguin

Pour infos et contact: facebook.com/uniajeunesseTJ

 

 

Edition n° 43 du 25 octobre 2017

 
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