100000 travailleurs à former

Action de Renovate Switzerland.
© Renovate Switzerland

Nouvelle action des sympathisants de Renovate Switzerland qui ont badigeonné d’orange, le 1er juillet dernier, la façade du Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (Sefri) à Berne. But de l’opération: rappeler au Conseil fédéral son devoir en matière de réchauffement climatique. En clair, les activistes demandent aux autorités de former suffisamment de main-d’œuvre afin de relever le défi de la rénovation thermique, soit 100000 travailleurs supplémentaires d’ici à 2025. «Il faut se mettre au boulot», a insisté Renovate Switzerland dans un communiqué, en dépit des vacances estivales. Et estimant qu’au rythme actuel, il faudrait cent ans pour rénover l’ensemble des constructions alors même qu’elles représentent près de la moitié de la consommation totale d’énergie. «La population attend toujours un plan massif d’isolation des bâtiments», a souligné l’organisation, réclamant, d’ici à 2040, l’adaptation dans ce sens d’un million de maisons. «Cela permettrait de réduire drastiquement les émissions de CO2 et donnerait à la Suisse une chance de respecter les engagements climatiques qu’elle s’est fixés. Ce serait par ailleurs une mesure positive pour la population, sur laquelle l’augmentation des prix de l’énergie et la perspective d’une réduction du chauffage l’hiver prochain commencent déjà à peser.»

Les militants annoncent qu’ils interviendront encore dans le courant de l’été pour attirer l’attention sur leur demande. Sans effet, ils préviennent qu’ils n’hésiteront pas à bloquer de nouveau des autoroutes. En avril dernier, des activistes avaient perturbé le trafic autoroutier à Lausanne, Genève, Berne et Crissier avant de faire une pause supposée laisser du temps au gouvernement pour mettre en place les moyens nécessaires à leurs revendications. Selon eux, rien n’a encore été entrepris pour accélérer la rénovation des bâtiments. Un constat alarmant après les épisodes caniculaires de mai et de juin – plus de 10 degrés au-dessus de la moyenne – et une crise énergétique «qui prend un tournant de plus en plus inquiétant».