General Electric: 84 postes supplémentaires menacés

Le 15 octobre, 300 personnes avaient manifesté devant l’usine d’Oberentfelden pour protester contre la suppression des postes annoncée. La saignée se poursuit du côté de Baden.
© Manu Friederich

Le 15 octobre, 300 personnes avaient manifesté devant l’usine d’Oberentfelden pour protester contre la suppression des postes annoncée. La saignée se poursuit du côté de Baden.

L’hécatombe des effectifs se poursuit au sein de l’entreprise General Electric (GE). Après avoir annoncé la suppression de 562 postes dans son usine d’Oberentfelden, en Argovie, et malgré la vive protestation des ouvriers (voir L’ES du 28 octobre), l’entreprise entend encore biffer 84 places de travail dans la division Gas Power, à Baden. De quoi susciter la colère des syndicats Unia, Syna, de la représentation du personnel, de la Société des employés de commerce et d’Employés Suisse qui se sont opposés, dans un communiqué de presse, à ces nouvelles réductions de postes. «Les employés en ont assez de cette destruction indigne et continue des capacités de production de GE en Suisse», ont-ils écrit, demandant instamment à la société d’abandonner ces velléités de démantèlement. Une revendication que les partenaires mettront en consultation aux niveaux suisse et européen. La représentation du personnel rappelle aussi à la direction la pétition lancée l’année dernière. Les employés du groupe et la population avaient alors exprimé leur mécontentement et réclamé un terme aux continuelles mesures de réduction des effectifs.

Au cours des quatre dernières années, GE a déjà détruit des milliers d’emplois industriels dans notre pays à travers plusieurs vagues de licenciements. «Cela doit cesser. C’est en particulier au Conseil fédéral de faire savoir clairement à l’entreprise qu’une nouvelle destruction de la substance industrielle ne sera pas tolérée», notent les organisations.