Les migrants sont des nôtres

Les nationalistes, une fois de plus, remettent la compresse contre les migrants en vue de la votation du 27 septembre. Cela par l’initiative de résiliation de l’accord de libre circulation des personnes avec l’Union européenne (UE). C’est bien connu, les nationalistes utilisent le thème de la migration pour se constituer un réservoir électoral.

Une telle option politique contre les migrants est notablement suicidaire, ces derniers ayant tant apporté à notre pays. Il faut aussi savoir qu’une partie importante de nos affaires commerciales se fait avec l’Europe. Elle est donc un partenaire qu’il ne faut pas négliger. Si la Suisse dénonce les accords bilatéraux avec l’UE, notre pays ira au-devant de grandes difficultés économiques.

Mais cela cache autre chose. Les opposants aux accords bilatéraux veulent, par ce biais, éliminer les protections mises en place pour préserver les travailleurs contre le dumping salarial.

Comme on peut le voir, cela nous montre autre chose, au-delà du nationalisme, cela nous dévoile une recette ultralibérale issue d’un capitalisme débridé d’un autre temps, à savoir le plus grand avantage pour une minorité de privilégiés.

Il est amplement préférable que la Suisse soit ouverte et tolérante, parce que les migrants ont contribué dans une large mesure au développement de notre pays, par la richesse de leurs savoirs et de leurs différences.

C’est pourquoi, il est de la plus haute importance, que le Non triomphe le 27 septembre prochain, cela parce que les migrants sont des nôtres et que nous avons besoin de toutes les bonnes volontés.

Thierry Cortat, membre du comité régional d'Unia Transjurane, Delémont.