Des scientifiques appellent à la révolution climatique

Le 6 avril, dix-sept scientifiques suisses ont placardé sur le Palais fédéral des pages du rapport du GIEC publié deux jours plus tôt, afin de dénoncer l’inaction politique et l’urgence d’agir. Malgré leur pacifisme, ils ont été arrêtés par la police, détenus au poste de police pendant une heure et interdit de séjour dans la capitale pendant une journée, selon Scientist Rebellion, un groupe de scientifiques militants internationaux. Cette action de désobéissance civile s’inscrit dans une campagne mondiale qui s’est déroulée du 4 au 9 avril avec l’engagement de quelque 1200 scientifiques dans plus d’une vingtaine de pays. Ils en appellent à une révolution climatique. Dans un communiqué, le physicien activiste britannique Mike Lynch-White explique: «Imaginez deux personnes assises dans une maison. L’une se tourne vers l’autre et lui dit avec le plus grand calme que la maison est en feu et que le toit est sur le point de s’effondrer et de les tuer toutes les deux, puis elle se remet à lire tranquillement son journal. Son interlocuteur n’aurait aucune raison de croire à cette menace, même si elle est bien réelle.» D’où le cri d’alarme des scientifiques dans la rue. La climatologue étasunienne Rose Abramoff renchérit: «Il ne suffit plus de poursuivre nos recherches et de simplement attendre que d’autres lisent nos publications et comprennent la gravité et l’urgence de la crise climatique.»