La mondialisation n’est pas sans effet sur l’humanité

Il n’est pas un jour sans que l’on nous rappelle les mesures de sécurité à observer pour la sauvegarde de notre santé et de celle d’autrui.

La crise sanitaire que nous vivons est révélatrice de pratiques basées sur le court terme, et rien d’autre.

Il faut gagner aujourd’hui, ce que l’on devrait gagner le lendemain! Cela est contraire à l’ordre naturel des choses; s’affranchir de la nature n’est pas sans effet.

La mondialisation n’est pas la seule responsable de la situation que nous vivons.

Les responsables sont ceux qui l’ont mise en place, en étant les grands ordonnateurs de l’ordre ultralibéral, où il n’y a pas d’alternatives, qui mène notre planète dans la situation que nous lui connaissons aujourd’hui.

Un tel état de fait est provoqué par l’action néfaste d’une économie de casino, où seul l’argent compte. Considérer l’être humain comme une variable d’ajustement économique par: des licenciements massifs, des délocalisations sans limites géographiques, des transports polluants aux quatre coins du monde, des transactions boursières débridées, une paupérisation croissante, etc.

Cela est révélateur d’une régression civilisationnelle, entretenue par la déesse perverse du productivisme, tournant au fétichisme. Tout cela débouche sur beaucoup de dérèglements devenus incontrôlables, qui dégradent nos vies, jusque dans les recoins les plus intimes de nos êtres.

La pandémie du Covid-19 nous montre clairement que le monde financier et celui des multinationales doivent retrouver de bonnes pratiques, nourries de bons sens pour le bien de tous.

Thierry Cortat, membre d’Unia Transjurane