Militants écologistes devant la justice bâloise

Manifestation de solidarité avec les activistes.
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A l’ouverture du premier procès, des activistes pour le climat sont venus manifester leur solidarité avec les accusés.

Les procès de militants du climat ayant mené une action de protestation contre le siège d’UBS à Bâle ont débuté malgré un accord passé avec l’établissement bancaire

«Rupture de la paix, violation de domicile, contrainte et dommages matériels...»: 56 militants ont été inculpés à Bâle pour avoir bloqué, le 8 juillet 2019, le siège d’UBS dans la cité rhénane. Le 5 janvier dernier, le procès de cinq d’entre eux a débuté et ce malgré l’accord à l’amiable trouvé entre-temps par la plupart des activistes avec l’établissement bancaire qui a retiré ses plaintes. «Bien que le demandeur principal, UBS, ait conclu ce règlement avec les défendeurs, le tribunal a quand même décidé aujourd’hui de poursuivre les accusations de délit public», a informé dans un communiqué le collectif BreakFree Suisse. Les audiences ont été programmées tout au long des jours suivants. La première a rassemblé devant le Tribunal pénal de Bâle plusieurs dizaines de personnes venues manifester leur soutien aux accusés. Rappelons que ces derniers avaient fait recours contre les ordonnances pénales du Ministère public bâlois après avoir été condamnés à des jours-amende. Ils avaient participé à l’action «Fossil Banks – too big to stay» coorganisée par Collective for climate et des membres d’autres groupes, dont BreakFree Suisse. Cette protestation s’était traduite par un blocus de l’entrée d’UBS. Des branches et des façades noircies au charbon avaient illustré symboliquement le combat des participants contre les investissements des banques dans les projets de combustibles fossiles. A Zurich, le siège de Credit Suisse avait simultanément rassemblé d’autres manifestants écologistes... «UBS et Credit Suisse ont investi 97 milliards de francs suisses dans des sociétés pétrolières, gazières et charbonnières depuis l’accord de Paris en 2015», a souligné BreakFree dans sa communication, et le mouvement de prévenir que les militants du climat continueront à se mobiliser jusqu’à ce que la place financière suisse change de pratique.

Le verdict sera probablement rendu le 22 janvier.