Reprise immédiate des instances syndicales et de la démocratie ouvrière!

Le musèlement des travailleurs, imposé par le semi-confinement, a assez duré

Depuis la mi-mars, les instances décisionnelles militantes ne sont plus convoquées. La démocratie ouvrière est totalement mise de côté. Seul l’appareil de direction fait la pluie et le beau temps au nom des militants du syndicat qu’ils n’ont pas concertés, ni mobilisés.

Nous devons reprendre l’agenda syndical et les instances! La lutte des classes continue, il n’y a pas d’union nationale possible avec la classe des exploiteurs. La seule solidarité que nous connaissions, c’est l’union et la mobilisation de la classe ouvrière pour défendre les travailleurs et imposer nos revendications au patronat. Et pour ce faire, il faut que les débats et les discussions reprennent tout de suite! Les mandats doivent être discutés, puis votés, afin que le syndicat les défende.

Le Covid-19 accélère la lutte des classes ainsi que la crise financière à venir. Une nouvelle crise financière va arriver et elle sera pire que celle de 2008, mais le virus n’en est pas la cause. Le virus rapproche juste encore davantage le système de cette échéance. Ne soyons pas dupes, la bourgeoisie et ses laquais veulent nous faire croire l’inverse dans le seul but d’utiliser la crise du coronavirus pour aller encore plus loin dans les attaques contre les droits des travailleurs, les salaires, les retraites, les assurances sociales, la durée du travail et les contrats précaires pour baisser le «coût» du travail et garantir les profits. Les faîtières patronales, à l’instar de l’Usam, ont déjà communiqué leurs revendications…

La réponse de la classe ouvrière doit être la mobilisation et le regroupement des travailleurs dans les instances pour décider de leurs revendications, puis choisir les moyens de lutte adéquats pour les imposer. La lutte ne sera possible que si les travailleurs sont mobilisés par leur syndicat et que si une mobilisation est prévue et organisée sur le terrain de la lutte des classes. Le déconfinement se met en place, nous devons sortir dans la rue, le ras-le-bol est général et la crise sociale a envoyé et envoie beaucoup de travailleurs dans la précarité et la pauvreté.

Un syndicat n’est rien sans ses militants, comme aime à le rappeler Vania Alleva, notre présidente, alors que les instances et la démocratie ouvrière reprennent!

Je lance un appel à tous les militants: demandez à vos secrétaires syndicaux, la reprise immédiate des instances militantes; élaborez des résolutions avec vos revendications; discutez des moyens de lutte et préparons, ensemble, la mobilisation des travailleurs dans la rue, sur le terrain de la lutte des classes.

Le musèlement des travailleurs par le confinement n’a que trop duré, nous devons préparer la sortie de la classe ouvrière et la lutte contre le patronat et ses attaques. Le temps presse, une crise financière et sa récession, déjà latente avant le Covid-19, vont arriver.

Travailleurs: unissons-nous et mobilisons notre syndicat Unia dans la lutte. Pas de collaboration, ni de compromis avec la bourgeoisie; seule la défense des intérêts des travailleurs prime!

Mickaël Béday, militant Unia, section la vallée de Joux