Avec Pierre-Yves Maillard à sa tête, l’USS lancera une initiative pour une 13e rente AVS

Pierre-Yves Maillard
© Neil Labrador

La victoire, pour Pierre-Yves Maillard, à l’issue d’un vote à bulletin secret et d’une matinée sous tension. 

L’Union syndicale suisse (USS), qui a tenu vendredi et samedi derniers son 56e Congrès, a renouvelé sa présidence et décidé d’un ambitieux projet pour la prévoyance vieillesse

C’est dans une ambiance plutôt studieuse que l’Union syndicale suisse (USS) a tenu à Berne, vendredi et samedi derniers, son 56eCongrès. Les délégués représentant les 16 syndicats et les 380000 membres de la faîtière ont élu à la présidence le conseiller d’Etat vaudois Pierre-Yves Maillard. Le socialiste prendra ses fonctions au printemps prochain. Il succède à Paul Rechsteiner, qui a passé vingt ans à la tête de l’organisation. Par la voix de Vasco Pedrina, l’un de ses prédécesseurs, l’USS a rendu hommage à l’action du Saint-Gallois. Toutefois, en ouverture du congrès, le dernier rapport d’activité présenté par le conseiller aux Etats avait fait l’objet d’une fronde des délégués latins. Paul Rechsteiner a tiré un bilan assez positif des quatre années écoulées depuis le dernier plénum. Il s’est félicité d’avoir pu contribuer à trouver une solution à l’initiative de l’UDC «contre l’immigration de masse», soit l’obligation d’annoncer les postes vacants, sans toucher aux accords bilatéraux. Seul point véritablement noir aux yeux du socialiste, le naufrage dans les urnes de Prévoyance vieillesse 2020, ce «progrès social» victime d’une «coalition qui l’a combattu pour des raisons diamétralement opposées». «Notre mouvement est en crise, il faudrait s’interroger sur la baisse des effectifs, une sérieuse remise en cause s’impose pour faire face à nos difficultés», a critiqué à la tribune Agostino Soldini, secrétaire central du SSP. «Le mouvement syndical ne se distingue pas par sa capacité à l’autocritique», a convenu Alessandro Pelizzari. Dénonçant une «méthode qui consiste à négocier au Parlement sans mandat syndical», le secrétaire régional d’Unia Genève a souhaité de la part de la nouvelle présidence «un peu plus de culture du débat». Au vote, le rapport a été approuvé par 101 délégués, mais 65 se sont abstenus. Les délégués ont aussi adopté trois textes d’orientation, sur la prévoyance vieillesse, l’action collective et les conditions de travail. Une initiative populaire pour une treizième rente AVS sera lancée. Une flopée de résolutions et de propositions ont également été débattues et approuvées. Trois résolutions sont consacrées aux mesures d’accompagnement. L’USS combattra toutes les attaques contre les salaires ont juré les délégués en déployant en marge de l’assemblée une grande banderole sur le pont du Kornhaus. «En Suisse, on doit verser des salaires suisses», a approuvé le président de la Confédération, Alain Berset, invité à prononcer une allocution devant le congrès. Comme il y a quatre ans, le conseiller fédéral a été gentiment chahuté par les femmes de l’USS qui ont envahi la tribune. Plusieurs invités internationaux ont aussi apporté leur soutien aux petits Suisses. «Vous ne voulez que protéger votre marché du travail et c’est juste, a dit Esther Lynch, secrétaire centrale de la Confédération européenne des syndicats. Je vous souhaite de gagner. Les Européens qui viennent travailler en Suisse veulent aussi des conditions de travail correctes.»

Jérôme Béguin

Une nouvelle initiative de l’USS

«Les cotisations augmentent et les rentes baissent. Les nouvelles générations toucheront des retraites inférieures à celles des générations précédentes», a rappelé Daniel Lampart, premier secrétaire de l’USS. Pour désamorcer cette «bombe à retardement sociale», le comité exécutif de l’USS a proposé aux délégués le lancement d’une initiative populaire en faveur d’une treizième rente AVS, sur le modèle du treizième salaire. «Le combat pour l’AVS sera une des luttes déterminantes ces prochaines années. La défensive ne suffit pas, nous devons passer à l’offensive», a lancé l’économiste. «Il est vrai que les retraités ont de la peine à boucler leurs fins de mois, mais les initiatives, c’est une machine à défaites», a relevé Rachid El Khattabi de l’Union syndicale vaudoise. «Quelle est l’initiative que nous avons gagnée ces vingt dernières années? Il n’y en a aucune», a appuyé Albert Anor du SSP Genève. «Quel a été, par contre, le principal acquis au cours de cette période? La retraite anticipée des maçons, obtenue par la lutte. Il faut donc changer les méthodes et arrêter de se tirer des balles dans le pied. Nous devons construire un rapport de force dans les entreprises et dans la rue avec les moyens de lutte du mouvement ouvrier: pétitions, assemblées, grèves, boycotts», a dit l’enseignant très applaudi. «Le lancement d’une initiative n’empêche pas les autres moyens de lutte», lui a répondu Jean-Henri Dumont du SSP Valais. «Cette initiative n’est certainement pas une machine à perdre. Nous avons certes perdu sur AVSplus, mais nous avons gagné à chaque fois qu’on a voulu toucher à l’AVS. Et si on gagnait à tous les coups, on ne serait pas là. La question qui est posée est: voulons-nous ou non une treizième rente?» a interrogé Aldo Ferrari, vice-président d’Unia. Les délégués ont répondu à cette question en donnant mandat aux instances de la faîtière syndicale de préparer le lancement de cette initiative. Les participants au congrès ont aussi décidé d’intégrer à la campagne autour de l’initiative les moyens de lutte proposés par Albert Anor.

Cette rente supplémentaire devrait être financée en premier lieu par le relèvement des cotisations. Adopté par le congrès, un texte d’orientation sur la prévoyance souligne que la hausse des cotisations AVS n’avait guère fait l’objet de critiques lors du débat sur Prévoyance vieillesse 2020. Concernant l’âge de la retraite, le document défend le statu quo et, en matière de 2epilier, il propose des améliorations structurelles. La Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS) a demandé d’insérer dans le texte un passage critiquant la Réforme fiscale et le financement de l'AVS (RFFA), qui fait l’objet d’un référendum. «L’AVS ne se marchande pas, elle ne peut servir d’alibi pour porter atteinte à la justice fiscale», a plaidé en vain Jocelyne Haller d’Unia Genève. Par 128 voix contre 46, le congrès a décidé de ne pas aborder cette question. En septembre dernier, l’assemblée des délégués de l’USS avait déjà décidé de laisser la liberté de vote en raison de fortes divergences sur le sujet.

JB

Rechsteiner

Après 20 ans, Paul Rechsteiner s’en va

«Au cours de ses 138 années d’existence, l’Union syndicale suisse et ses fédérations affiliées ont joué un rôle déterminant pour l’amélioration des conditions de travail, l’édification d’un Etat social, et en faveur de l’équité des chances pour toutes et tous», a rappelé Paul Rechsteiner lors de son dernier discours au 56eCongrès de l’USS. 

Ces vingt dernières années, sous sa présidence, Unia a été créé, et l’USS s’est élargi avec l’intégration d’associations professionnelles. «Nous avons aussi besoin à l’interne de cet esprit d’ouverture, de pluralisme et de coopération. Nous devons pouvoir supporter les oppositions, les contradictions, les conceptions différentes: il ne s’agit pas de faiblesse, mais bien d’une force de notre mouvement pluriel. En même temps, nous devons toujours être prêts à unir nos forces sur les sujets essentiels au plan syndical.» A plusieurs reprises, les applaudissements des 212délégués réunis et d’invités ont retenti dans la Kursaal de Berne. 

«L’indigne statut de saisonnier a marqué bien trop longtemps de son empreinte le marché suisse du travail. Des droits égaux, de bonnes CCT et une lutte déterminée contre la sous-enchère salariale sont les clés du succès dont nous devons continuer à nous servir demain», a souligné Paul Rechsteiner en rappelant qu’un tiers des heures de travail est effectué par des personnes n’ayant pas la nationalité suisse, et qu’un quart de la population ne jouit pourtant toujours pas de droits politiques. «Nous sommes pour une Suisse des mêmes droits pour tout le monde!» 

L’intelligence collective

Optimiste, il a mis en exergue la formidable manifestation des femmes à Berne le 22 septembre, la grève des maçons et les commémorations de la Grève générale de cet automne. Ses remerciements sont allés à ses collègues, aux travailleuses et aux travailleurs et «aux dizaines de milliers de collègues qui portent notre mouvement». «Les syndicats sont des laboratoires vivants du monde du travail. Les laboratoires de l’intelligence collective.» 

Il est revenu sur le combat pour un salaire minimum national pour l’économie domestique en partageant son souvenir d’une réunion avec les associations patronales: «Au lieu de s’attaquer sérieusement à cette question, commença un concert de lamentations sur la difficulté à trouver des personnes pour travailler dans cette branche et le niveau atteint par les salaires. Cela me mit en colère. Ma mère avait travaillé comme nettoyeuse. Et soudain, le calme revint. La réalité sociale de cette activité indispensable au fonctionnement de notre économie et de notre société était d’un coup devenue présente. Le premier salaire minimum public national fut décidé: 100000 personnes en profitent. Ma mère, qui a 93 ans, dans la salle aujourd’hui, a joué un rôle politique décisif.»

Aux applaudissements nourris ont répondu les vibrations des tambours du groupe présent lors de la manifestation des maçons à Zurich, accompagnés d’une projection de photos de Paul Rechsteiner qui, comme l’a relevé l’écrivain Pedro Lenz à la tribune, n’a pas vieilli malgré ses nombreuses luttes. A 66 ans, l’avocat Saint-Gallois, conseiller aux Etats depuis 2011 (et auparavant conseiller national pendant 25 ans!) semble infatigable.

Hommage de Vasco Pedrina

Vasco Pedrina, ancien coprésident de l’USS et d’Unia, a rendu hommage à Paul Rechsteiner, dont l’élection en 1998 était un pari pour ce «parlementaire très à gauche, quasiment inconnu en Suisse latine». Mais qui a «rapidement démontré sa maîtrise de la direction». Et d’énumérer ses nombreuses qualités: son écoute, son calme, sa nature intégrative, son habileté stratégique, son sérieux, son optimisme, sa culture.

«Durant sa dernière année de fonction, Paul, qui a participé à l’élaboration des mesures d’accompagnement, a été le premier à comprendre que les attaques de l’UE et du Parlement fédéral contre ces mesures ne pouvaient être repoussées qu’en suivant une ligne dure.» Et Vasco Pedrina de citer l’ancien responsable de la section saint-galloise du SIB: «Les gens ne comprennent pas toujours ce qu’il dit, mais ils le croient!» Rires dans la salle. «Autrefois, quand ma fille décrochait le téléphone, elle me disait parfois: “C’est l’homme qui parle à toute vitesse.” Non seulement Paul parle vite, mais il réfléchit vite et, quand une opportunité politique se présente pour un compromis avantageux, il agit vite!» Et d’ajouter plus loin: «Dans ce jeu d’échecs politique, Paul a parfois surmené certains des nôtres, qui peinaient à mettre leur tête en accord avec leur cœur, et à le suivre.»

Vasco Pedrina a conclu: «Tu as créé une base solide pour développer notre mouvement malgré la période de turbulences et les forces centrifuges que nous vivons.» Vania Alleva, vice-présidente de l’USS et présidente d’Unia, a également rappelé la force d’intégration, l’intégrité et la vision claire du président sortant. Avant de lancer: «Tu vas nous manquer!»

Aline Andrey

Des CCT plus nombreuses et améliorées

Le congrès a adopté à une très grande majorité un texte d’orientation consacré à l’action collective. «Le mouvement syndical se trouve face à quatre défis majeurs: les effectifs sont à la baisse, les femmes ne sont pas assez nombreuses, les travailleurs qui défendent leurs droits manquent de protection et de petites entreprises bloquent indéfiniment l’extension du champ d’application de conventions collectives de travail (CCT)», a souligné Daniel Lampart. Pour le premier secrétaire de l’USS, il est primordial de «gagner des membres à notre cause, que toutes les fédérations multiplient leurs efforts, nous avons besoin que la moitié de nos membres soient des femmes». Ce qui implique, pour Yolande Peisl-Gaillet, membre de la direction du secteur tertiaire d’Unia, de leur «fournir le soutien et les outils nécessaires» et «de faire des thèmes féminins une priorité de l’engagement de l’USS».

Le texte d’orientation consacre le rôle des CCT, principal instrument pour améliorer la protection des salariés, il en faut donc davantage, notamment dans le commerce de détail, l’assistance à domicile, la logistique et les transports, ainsi que dans toutes les entreprises et branches subventionnées. Et avec des prestations améliorées. «Chez les plâtriers et les peintres, par exemple, on constate que les travailleurs âgés sont poussés à travailler comme temporaires. Notre réponse à ce problème est une limitation du travail intérimaire ancrée dans les CCT», a ainsi relevé Bruna Campanello, membre de la direction du secteur arts et métiers d'Unia.

JB

 

Une élection sous tension  Maillard et Gysi

Si les pronostics étaient en faveur du Vaudois Pierre-Yves Maillard face à la Saint-Galloise Barbara Gysi pour prendre la tête de l’USS, la matinée d’élection du 1erdécembre s’est déroulée dans un suspense grandissant, et une ambiance quelque peu tendue, même si empreinte de fair-play. Après les présentations de chacun des candidats, en allemand (le Vaudois estimant que les Romands l’avaient déjà souvent entendu), et leurs réponses aux questions des délégués, chronométrées, les différentes interventions de ces derniers, neuf de chaque côté, ont été particulièrement musclées. D’un côté, des militants de la base ont retracé les victoires syndicales, et aussi politiques, de Pierre-Yves Maillard. De l’autre, des délégués ont rappelé qu’à candidature égale, c’était au tour d’une femme de présider l’USS. Plus qu’un symbole, alors que la grève des femmes du 14 juin 2019 se prépare déjà. La question d’une représentation romande dans un comité présidentiel en grande majorité suisse-alémanique (un Romand pour sept Suisses alémaniques ces dernières années) a aussi été soulevée. Deux délégués ont, quant à eux, annoncé qu’ils voteraient blanc, refusant de soutenir des candidats en faveur de la RFFA.

Le vote s’est fait à bulletins secrets, les portes fermées. Dans l’attente des résultats, les femmes de l’USS, et quelques hommes, ont scandé des slogans pour une solidarité avec les femmes du monde entier, et pour la grève des femmes. Le congrès a demandé que l’USS s’engage fortement dans l’élaboration de cet événement partout en Suisse.

Puis, la décision est tombée, alors que le congrès entier semblait retenir son souffle. A la majorité absolue, avec 115 voix, les délégués de l’USS ont choisi Pierre-Yves Maillard pour nouveau président. Barbara Gysi a recueilli 82 voix. A noter que 15 délégués ont voté blanc.

Processus électoral long

«J’ai beaucoup appris ces dernières semaines et j’ai encore beaucoup à apprendre», a déclaré Pierre-Yves Maillard visiblement soulagé et heureux. Il a remercié Barbara Gysi pour son fair-play tout au long de ce «processus électoral deux fois plus long que celui du Conseil fédéral».

Ses pensées sont allées ensuite à celle qui l’a fait entrer dans le monde syndical: Christiane Brunner. Et de déclarer en substance: «Je sens le poids de la responsabilité. La pression mise sur l’ensemble des travailleuses et des travailleurs est forte. Cette pression va continuer à s’exercer. La marchandisation est à l’œuvre partout. Contre cela, il est temps de proposer la solidarité, la coopération, entre régions, entre migrants, entre hommes et femmes. L’ordre économique proposé érode ces coopérations. Ce combat doit se mener pied à pied sur les lieux de travail. Sur les mesures d’accompagnement, le Conseil fédéral doit tenir parole: ne pas jouer la concurrence sur les salaires à l’échelle européenne. Un mot pour les femmes: vous pouvez compter sur moi. Je mesure les attentes. Le combat continue. Merci de votre confiance!» Et de remercier encore Paul Rechsteiner qui l’avait guidé quand il était alors jeune conseiller national. 

Pierre-Yves Maillard devrait prendre ses fonctions de président de l’USS en mai ou en juin 2019. Le temps de repourvoir son poste de conseiller d’Etat en charge de la Santé et de l’Action sociale dans le canton de Vaud. 

D'ici là, Vania Alleva et Giorgio Tuti, vice-présidente et vice-président de l'USS, assureront l'intérim. Avec eux, une deuxième romande siégera au comité présidentiel: Véronique Polito (Unia) qui remplace son collègue Aldo Ferrari (Unia). Ainsi que Stefan Giger (SSP), Daniel Münger (Syndicom), Corrado Pardini (Unia), Katharina Prelicz-Huber (SSP) et Barbara Spalinger (SEV).

AA

La reprise économique doit profiter aux salariés

Plusieurs résolutions et propositions ont été adoptées ou ont dû être repoussées à une prochaine assemblée des délégués, par manque de temps. Samedi après-midi, la question des conditions de travail a été abordée. Dans un texte d’orientation sur la question, l’USS s’engage contre toute dégradation des règles sur la durée du travail, pour une réduction de la durée du travail (30 à 35 heures maximum) et cinq semaines de vacances pour tous (six dès 50 ans). La faîtière veut notamment le renforcement de la protection des salariés dans la Loi sur le travail, et le maintien de l’enregistrement de la durée du travail. Les modifications de planning, non annoncées au moins quatre semaines à l’avance, auraient pour conséquence le versement d’un supplément de 50%. Les services de piquet doivent être mieux rémunérés, l’épuisement professionnel et les maladies psychiques (burn-out) reconnus comme maladies professionnelles, et le recours au travail de nuit, du dimanche et sur appel restreint au maximum. 

Luca Cirigliano, secrétaire central de l’USS, a présenté ces différentes mesures pour contrer la dégradation des conditions de travail, notamment la flexibilisation qui ne profite pour l’heure qu’aux patrons. «Ces dernières années, l’autonomie des travailleurs a diminué. Nous voulons une flexibilité qui ne soit pas déterminée unilatéralement par l’employeur, mais qui facilite la conciliation du travail, de la famille, des soins et de la vie sociale.» Le recours à des stagiaires et aux temporaires doit être réglementé. Les syndicats revendiquent que «le personnel des entreprises qui participent aux marchés publics ne doit pas compter plus de 10% de temporaires ou de personnes engagées sur appel». Ceux-ci doivent bénéficier des mêmes conditions salariales et de travail que les employés fixes, et devraient disposer d’un contrat à durée indéterminée après une année de travail au maximum. 

L’actuelle reprise économique doit permettre une augmentation des salaires en particulier pour les femmes, estime l’USS qui préconise aussi davantage de salaires minimums via de nouvelles CCT et la mise en place de mesures légales pour l’élimination des discriminations salariales.

AA

Les textes d’orientation adoptés par le congrès et d’autres textes sont consultables sur le site de l’USS: uss.ch